Par Nathan de MuscuNutrition, publié le , mis à jour le .
On l’appelle l’hormone du plaisir, et on lui prête tout : la motivation, la bonne humeur, la libido, l’envie d’aller à la salle. Les études racontent une autre histoire. Des rats privés de presque toute la dopamine de leur striatum font toujours la même tête de plaisir devant du sucre. Chez l’humain, elle pèse surtout sur l’envie d’une récompense, sur l’effort qu’on accepte de fournir pour elle et sur la vitesse des gestes. Je te montre ce qui la fait monter, ce que valent le « jeûne de dopamine » et les compléments, et ce que le sommeil et l’entraînement lui font.
Un million de neurones, quatre circuits et un frein sur la prolactine
La dopamine est un messager chimique du cerveau : un neurone la libère, le suivant la capte grâce à des récepteurs. Seuls environ un million de neurones la fabriquent chez l’humain (Schultz, 2016). Ils visent quatre grandes cibles (Qi-Lytle, 2023) :

Le dernier circuit explique pourquoi on parle aussi d’hormone. La dopamine de l’hypothalamus descend vers l’hypophyse et y freine en permanence la prolactine, que l’hypophyse libérerait sans arrêt sans elle (Ben-Jonathan et Hnasko, 2001). Tout ce qui bloque ses récepteurs fait donc monter la prolactine, qui finit par freiner la testostérone si elle reste haute. Tout est dans l’article sur la prolactine en musculation. Retiens que faire baisser une prolactine normale n’a aucun bénéfice démontré.
Quant à la dopamine de ton sang, près de la moitié vient du tube digestif, de la rate et du pancréas (Eisenhofer, 1997), et elle passe très mal dans le cerveau (Haddad, 2017). Une prise de sang ne dit donc rien de ta dopamine cérébrale. Pour l’approcher, les chercheurs utilisent un scanner, la TEP, et un traceur, le raclopride, qui se fixe sur les récepteurs D2 et D3. Quand le cerveau libère de la dopamine, elle prend la place du traceur, qui se fixe moins (Koepp, 1998). Une baisse de fixation signale donc une libération de dopamine.
De la tyrosine à l’adrénaline, une chaîne en cinq étapes
Ton corps fabrique la dopamine à partir de la tyrosine, un acide aminé des protéines, que ton foie sait aussi tirer de la phénylalanine. La chaîne continue ensuite vers la noradrénaline et l’adrénaline :

Au passage, noradrénaline et norépinéphrine désignent une seule et même molécule : le premier nom s’emploie en Europe, le second aux États-Unis. Même chose pour l’adrénaline et l’épinéphrine.
L’étape qui donne le rythme est la première, celle de la tyrosine hydroxylase, qui a besoin de fer et d’un cofacteur que le corps fabrique, la BH4 (Daubner, 2011). La suivante demande de la vitamine B6 sous sa forme active (Wassenberg, 2017). Le cuivre et la vitamine C servent après la dopamine, pour en faire de la noradrénaline (May, 2013). Une vraie carence peut gêner la chaîne, mais je n’ai trouvé aucune étude où un supplément ferait monter la dopamine de quelqu’un qui n’en manque pas.
Reste la tyrosine. Manger plus de protéines fait monter celle du cerveau, mais cette hausse n’accélère la fabrication que dans les neurones qui travaillent déjà (Fernstrom, 2007). Ses effets n’apparaissent que quand la dopamine est temporairement épuisée, par le stress ou un gros effort mental (Jongkees, 2015). Je n’ai trouvé aucune étude où un adulte qui mange assez de protéines aurait une dopamine basse faute de tyrosine.
Vouloir plus qu’aimer : ce que la dopamine fait vraiment
Elle fixe le prix que tu acceptes de payer pour une récompense
L’équipe de Kent Berridge a détruit jusqu’à 99 % de la dopamine du striatum de rats. Devant du sucre, ils faisaient toujours les mimiques de plaisir habituelles, et devant de la quinine, très amère, les grimaces de dégoût (Berridge et Robinson, 1998). Pour les auteurs, la dopamine sert à vouloir une récompense, pas à l’aimer.
Chez l’humain, la TEP va dans le même sens. Chez 8 hommes, l’amphétamine a libéré de la dopamine dans le striatum ventral, et plus elle en libérait, plus ils avaient envie de la drogue, sans lien avec leur humeur (Leyton, 2002). Treadway (2012) a mesuré la réponse de la dopamine de 25 volontaires, puis les a fait choisir entre un petit effort peu payé et un gros effort mieux payé. Ceux dont la dopamine répondait le plus acceptaient plus souvent le gros effort, surtout quand le gain était incertain.
Même chose pour l’effort mental. Chez 50 jeunes adultes, plus le striatum fabriquait de dopamine, plus ils acceptaient un exercice de mémoire difficile contre quelques euros (Westbrook, 2020). Le méthylphénidate, un médicament qui retient la dopamine entre les neurones, rendait l’effort plus acceptable chez ceux qui en fabriquaient peu, pas chez les autres. Pour moi, c’est le cœur du sujet : la dopamine règle le prix que tu acceptes de payer pour une récompense, comme quand tu hésites à aller à la salle un soir de pluie.
Le signal d’une récompense meilleure que prévu
Son autre grand rôle, c’est l’apprentissage. Chez le singe, les neurones à dopamine s’activent quand une récompense est meilleure que prévu, ne bougent pas quand elle arrive comme prévu, et ralentissent quand elle manque (Schultz, 1997). Ce signal d’erreur pousse à refaire ce qui a mieux marché qu’attendu.
Chez l’humain, Pessiglione (2006) a fait apprendre à 26 volontaires quel symbole rapportait une livre sterling. La moitié avait pris 100 mg de L-dopa, le précurseur direct de la dopamine, l’autre 1 mg d’halopéridol, qui bloque ses récepteurs. Sous L-dopa, le signal d’erreur du striatum était plus fort et ils ont gagné plus : 66,7 livres contre 61,0. Leur humeur, elle, n’a pas changé. À mon avis, c’est aussi pour ça qu’un record inattendu motive bien plus qu’un objectif atteint pile comme prévu.
Bouger, et à quelle vitesse
Le circuit de la substance noire est celui de la maladie de Parkinson, où ces neurones meurent peu à peu. Aux premiers symptômes, la substance noire en a déjà perdu environ la moitié (Fearnley et Lees, 1991), et quatre ans après le diagnostic, les fibres qui alimentent le putamen ont presque toutes disparu (Kordower, 2013).
Chez Mazzoni (2007), des parkinsoniens visaient aussi juste que des personnes en bonne santé, mais il leur fallait bien plus d’essais pour accepter de faire des gestes rapides. Pour les auteurs, la dopamine joue le même rôle pour le mouvement que pour la récompense : dire si l’effort en vaut la peine.
La dopamine est-elle l’hormone du plaisir ? Pas vraiment. Elle pousse surtout à vouloir une récompense et à payer l’effort pour l’obtenir, et elle sert à apprendre ce qui rapporte. Chez le rat, le plaisir tient même sans elle. Chez l’humain, elle joue un peu sur le plaisir, celui de la musique par exemple.
Dopamine et sérotonine, pas un simple passage de relais
Sur les sites de bien-être, on lit souvent un partage des rôles bien net. La dopamine pousse à chercher la récompense, puis, une fois l’objectif atteint, le cerveau passe la main à la sérotonine, qui serait là, selon la formule consacrée, pour vous rendre fier et confiant et vous permettre de vous reposer.
L’image est commode, mais trop nette. Les deux messagers travaillent en même temps, et les chercheurs admettent qu’on comprend bien moins le rôle de la sérotonine que celui de la dopamine (Cools, Nakamura et Daw, 2011). Dans le sport, l’hypothèse la plus étudiée parle d’un rapport entre les deux : beaucoup de sérotonine pour peu de dopamine irait avec la fatigue, l’inverse avec la motivation (Meeusen et Roelands, 2006). Les preuves restent minces.
Repas, musique, cigarette, café : ce qui fait vraiment monter la dopamine
La TEP l’a vue monter dans des situations ordinaires. Sept volontaires ont été scannés après 16 heures de jeûne, puis après leur plat préféré mangé après le même jeûne. Le repas a libéré de la dopamine, d’autant plus que le plat leur avait plu, sans lien avec leur faim (Small, 2003). Pendant une partie de jeu vidéo, la dopamine a été libérée dans le striatum, d’autant plus que le joueur était bon (Koepp, 1998). Le « jeu qui double la dopamine » n’apparaît pas dans son résumé, le seul texte que j’ai pu lire.
La musique fait pareil : chez des volontaires qui écoutaient leurs morceaux préférés, la dopamine a été libérée au moment le plus fort de l’émotion, et une autre zone travaillait déjà pendant l’attente du passage préféré (Salimpoor, 2011). Là, la frontière entre vouloir et aimer se brouille. Chez 27 volontaires, la lévodopa a augmenté le plaisir et l’envie d’écouter de la musique, et la rispéridone, qui bloque la dopamine, a fait baisser les deux (Ferreri, 2019). La nouveauté compte aussi : en IRM, la zone qui abrite les neurones à dopamine réagit plus à une image nouvelle qu’à une image rare ou désagréable (Bunzeck et Düzel, 2006). L’IRM mesure une activité, pas la dopamine.
La nicotine passe par le même circuit. Chez 20 fumeurs dépendants, une cigarette a fait baisser la fixation du traceur de 26 à 37 % dans le striatum ventral, une baisse du même ordre que celle des autres drogues selon les auteurs, et liée à la baisse de l’envie de fumer (Brody, 2004). C’est ce qui rend la nicotine si difficile à lâcher, comme je l’explique dans l’article sur la nicotine.
La caféine, elle, ne libère pas de dopamine. Elle bloque l’adénosine, une molécule qui freine les neurones et dont les récepteurs règlent ceux de la dopamine. Volkow (2015) a donné 300 mg de caféine, soit 2 à 3 tasses de café, ou un placebo, à 20 hommes qui en buvaient peu. Si la caféine libérait de la dopamine, la fixation du traceur aurait baissé. Elle a monté :

Les auteurs y voient des récepteurs plus nombreux ou plus sensibles, et plus la hausse était nette, plus les volontaires se sentaient éveillés. La caféine renforcerait donc le signal de la dopamine déjà présente, sans en libérer plus.
Une dopamine basse : les vraies causes, loin de l’assiette
Personne ne mesure sa dopamine en routine : « en manquer » se dit à partir d’un ressenti, fatigue ou manque d’envie, qui a bien d’autres causes. Les situations où une baisse est vraiment montrée sont la maladie de Parkinson, le manque de sommeil, que je détaille plus bas, et celles-ci :
- l’âge : sur 2 611 personnes, les récepteurs et les transporteurs de la dopamine baissent de 3,7 à 14 % par décennie, alors que la capacité à la fabriquer ne bouge pas (Karrer, 2017) ;
- les médicaments qui bloquent ses récepteurs, comme les antipsychotiques et certains médicaments contre la nausée, qui font aussi monter la prolactine ;
- les drogues : chez les consommateurs de cocaïne, les récepteurs D2 sont moins nombreux, encore 3 à 4 mois après le sevrage (Volkow, 1993), et chez 5 consommateurs de méthamphétamine, les transporteurs de la dopamine ne remontent qu’après un long sevrage (Volkow, 2001).
Le poids : un lien qui ne tient que dans l’obésité sévère
En 2001, chez 10 personnes obèses, les récepteurs D2 étaient moins nombreux que chez des personnes minces, et d’autant moins que l’IMC était haut (Wang, 2001). On mangerait donc plus pour compenser une dopamine qui répond mal. Les études suivantes ne l’ont pas confirmé. Sur 9 études, Lee (2023) ne trouve aucune différence entre minces, personnes en surpoids et personnes obèses. Ribeiro (2023) conclut pareil, sauf à partir de 40 d’IMC, où les récepteurs sont plus bas. La dopamine ne fait pas grossir, et chez la plupart des gens, le poids n’a rien à voir avec un « manque de dopamine ».
Le jeûne de dopamine ne vide ni ne recharge rien
Sur les réseaux, le « jeûne de dopamine » promet de remettre ton cerveau à zéro : une journée sans téléphone, sans musique, sans sucre. À force de plaisirs faciles, ta dopamine serait épuisée, et la pause la rechargerait.
La dopamine n’est pas un réservoir qu’on vide en faisant défiler des vidéos : tes neurones la fabriquent en continu. Ce qui peut changer durablement, ce sont les récepteurs, surtout avec des drogues comme la cocaïne. Pour les écrans, je n’ai trouvé qu’une étude coréenne : des hommes « accros » à internet avaient moins de récepteurs D2 dans une partie du striatum (Kim, 2011). Elle ne dit pas si c’est la cause ou la conséquence, et personne n’a vérifié qu’une journée sans écran change quoi que ce soit à ces récepteurs.
Couper les écrans peut quand même faire du bien. Dans l’essai le plus solide, 467 adultes ont accepté de bloquer l’internet de leur téléphone pendant 2 semaines, avec une appli qui vérifiait qu’ils tenaient parole (Castelo, 2025). Un sur quatre seulement a tenu 10 jours. Le temps d’écran est passé de 314 à 161 minutes par jour, et le bien-être, la santé mentale et l’attention se sont améliorés. Les auteurs l’expliquent par l’usage du temps libéré : plus de temps avec les autres, de sport et de sommeil. Personne n’a mesuré leur dopamine, et deux semaines après, l’écran était remonté à 265 minutes.
Le jeûne de dopamine, ça marche ? Pas comme on le vend : il ne vide ni ne recharge ta dopamine, et aucune étude ne l’a mesurée pendant un tel jeûne. Réduire le téléphone améliore l’attention et le moral en deux semaines, surtout parce que tu fais autre chose de ce temps : dormir, voir du monde, bouger.
Nuit blanche : la dopamine monte, les récepteurs décrochent
Chez 15 volontaires, une nuit sans sommeil a fait baisser la fixation du traceur dans le striatum. Plus elle baissait, plus ils étaient fatigués, et plus leur attention et leur mémoire de travail chutaient (Volkow, 2008). L’équipe y a d’abord vu une hausse de dopamine, un effort du cerveau pour rester éveillé.
Quatre ans plus tard, elle a tranché chez 20 volontaires, avec un médicament qui fait monter la dopamine : sa hausse était la même après une nuit normale et après une nuit blanche. La baisse venait donc surtout de récepteurs D2/D3 moins disponibles dans le striatum ventral, avec moins de vigilance et plus de somnolence (Volkow, 2012). Ton circuit de la récompense a alors moins de prises pour recevoir la dopamine. Ces études portent sur une seule nuit blanche, pas sur des nuits courtes qui s’enchaînent.
La dopamine empêche-t-elle de dormir ? Elle fait partie des systèmes de l’éveil, et les médicaments qui la font fortement monter tiennent éveillé. Celle d’une journée normale ne t’empêche pas de dormir. La caféine, si : sur 24 études, elle raccourcit la nuit de 45 minutes en moyenne (Gardiner, 2023).
À la salle : ce que la séance fait à ta dopamine
La première étude en TEP n’a rien vu : chez 12 sportifs réguliers scannés 5 à 10 minutes après 30 minutes de course, la fixation du traceur n’avait pas bougé (Wang, 2000). En 2024, une équipe japonaise a repris la question chez 16 personnes, sur un vélo couché. Cette fois, l’effort a libéré de la dopamine, et plus il en libérait, plus le temps de réaction s’améliorait. La stimulation électrique des muscles seule n’améliorait rien (Ando, 2024, résumé seul).
Sur plusieurs semaines, deux petits essais vont dans ce sens, chez des gens à la dopamine abîmée. Chez 19 consommateurs de méthamphétamine en cure, 8 semaines d’exercice, 3 heures par semaine, ont fait remonter les récepteurs D2/D3, et pas les cours d’éducation à la santé du groupe témoin (Robertson, 2016). Chez 35 parkinsoniens, 36 séances d’aérobie ont augmenté la dopamine libérée dans le noyau caudé (Sacheli, 2019). Pour des mois de musculation chez un pratiquant en bonne santé, je n’ai trouvé aucune étude.
Le frein de la fatigue, et pourquoi il vaut mieux le garder
La dopamine joue aussi sur la fatigue. Des chercheurs ont donné à des sportifs d’endurance des médicaments qui retiennent la dopamine entre les neurones, avant 60 minutes de vélo suivies d’un contre-la-montre. À 18 °C, rien n’a changé. À 30 °C, ils ont roulé nettement plus vite :

Le prix se lit sur le thermomètre. Sous médicament, la température du corps a fini plus haut, au-delà de 40 °C avec le méthylphénidate, alors que les sportifs ne ressentaient ni plus d’effort ni plus de chaleur (Watson, 2005 ; Roelands, 2008). Les auteurs y voient un risque de coup de chaleur. La fatigue ne se joue donc pas que dans les muscles : le cerveau, dopamine comprise, freine l’effort pour te protéger.
Tyrosine et mucuna : ce que valent les précurseurs en gélule
Les compléments misent sur les précurseurs de la dopamine. La tyrosine n’aide que quand le cerveau est mis à rude épreuve : au froid, après une nuit blanche ou en multitâche, 2 g ou 100 à 150 mg par kilo, une heure avant, gardent la mémoire et l’attention près de leur niveau normal. Sinon, elle ne change presque rien, ni sur la force ni sur l’endurance. Les études sont dans mon article sur la L-tyrosine.
Le mucuna est plus puissant : sa graine contient de la L-dopa, la molécule du médicament de la maladie de Parkinson. Ses essais portent sur des parkinsoniens et sur des hommes infertiles, sans placebo, chez qui la prolactine a baissé et la testostérone est remontée (Shukla, 2009). Aucun ne mesure la motivation chez une personne en bonne santé. Et la L-dopa n’a rien d’anodin : nausées, interactions avec certains antidépresseurs, comportements compulsifs à forte dose. Le détail est dans mon analyse des études sur le mucuna.
Plus de dopamine n’est d’ailleurs pas toujours mieux. Pour la mémoire de travail, il existe un bon niveau, en dessous comme au-dessus duquel elle marche moins bien (Cools et D’Esposito, 2011). C’est vrai aussi de l’acétylcholine, le messager de la mémoire, et j’ai repris ce que valent les compléments censés l’augmenter. Mon avis : ni la tyrosine ni le mucuna ne te donneront envie d’aller t’entraîner.
Mon conseil pour l’envie de s’entraîner : un carnet, un café et des nuits complètes
Je ne chercherais pas à « augmenter ta dopamine » avec un complément. Je réglerais plutôt ce qui a été testé :
- Note chaque séance : charges, répétitions, sensations. Sur 138 essais et près de 20 000 personnes, suivre ses progrès aide à atteindre son objectif, surtout quand on les écrit ou qu’on les montre (Harkin, 2016).
- Protège ton sommeil : une seule nuit blanche rend ton circuit de la récompense moins réceptif et fait chuter ta vigilance.
- Prends ta caféine une heure avant la séance, à 3 mg par kilo (environ 210 mg pour 70 kg), voire 2 mg (Guest, 2021). Pas trop tard : un café au moins 9 heures avant le coucher, une dose de pré-entraînement au moins 13 heures avant (Gardiner, 2023). Pour une séance à 19 heures, il faudrait se coucher après 3 heures du matin.
- Mets de la musique rapide : sur 139 études, elle rend l’effort plus agréable, un peu moins dur et un peu plus performant (Terry, 2020).
- Garde la tyrosine pour une journée de stress mental, pas pour la salle, et laisse le mucuna de côté si ton but est la motivation.
Si c’est plutôt la concentration qui te manque, j’ai trié les compléments testés dans ma page sur les nootropiques naturels. Et pour mieux dormir entre deux séances, regarde ce qui aide vraiment la récupération et le sommeil.
Toutes les études humaines sur la dopamine citées plus haut
| Étude | Participants | Ce qui a été testé | Durée | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| Leyton 2002 | 8 hommes | Amphétamine, TEP | 1 prise | Dopamine libérée liée à l’envie, pas à l’humeur |
| Treadway 2012 | 25 adultes | Réponse de la dopamine et choix d’effort | 1 séance | Plus de réponse, plus d’effort accepté |
| Westbrook 2020 | 50 adultes | Méthylphénidate, sulpiride ou placebo | 1 prise par séance | Effort mental plus accepté chez ceux qui fabriquent peu de dopamine |
| Pessiglione 2006 | 39 adultes, dont 26 sous médicament | L-dopa 100 mg ou halopéridol 1 mg | 1 prise | 66,7 contre 61,0 livres gagnées, humeur inchangée |
| Mazzoni 2007 | Parkinsoniens et témoins | Gestes plus ou moins rapides | 1 séance | Aussi précis, mais réticents à bouger vite |
| Fearnley 1991 | 36 témoins, 20 parkinsoniens | Analyse du cerveau après décès | Mesure unique | Environ la moitié des neurones perdus aux premiers symptômes |
| Kordower 2013 | 28 parkinsoniens | Analyse du cerveau après décès | 1 à 27 ans de maladie | Fibres du putamen presque disparues à 4 ans |
| Small 2003 | 7 adultes | Plat préféré après 16 h de jeûne | 1 repas | Dopamine libérée, liée au plaisir du repas |
| Salimpoor 2011 | Amateurs de musique | Morceaux préférés, TEP et IRM | 1 séance | Dopamine libérée au pic d’émotion |
| Ferreri 2019 | 27 adultes | Lévodopa, rispéridone ou placebo | 3 séances | Plus de plaisir musical sous lévodopa, moins sous rispéridone |
| Koepp 1998 | Volontaires | Jeu vidéo, TEP | 1 partie | Dopamine libérée dans le striatum |
| Bunzeck 2006 | Volontaires | Images nouvelles, IRM | 1 séance | Zone de la dopamine sensible à la nouveauté |
| Brody 2004 | 20 fumeurs | Une cigarette, TEP | 1 pause | Fixation du traceur en baisse de 26 à 37 % |
| Volkow 2015 | 20 hommes | Caféine 300 mg ou placebo | 1 prise | Récepteurs plus disponibles, pas de dopamine libérée |
| Karrer 2017 | 2 611 personnes | Âge et dopamine, TEP | Variable | Récepteurs et transporteurs en baisse de 3,7 à 14 % par décennie |
| Volkow 1993 | Consommateurs de cocaïne | Récepteurs D2, TEP | Jusqu’à 4 mois de sevrage | Moins de récepteurs D2 |
| Volkow 2001 | 5 consommateurs de méthamphétamine | Transporteurs, TEP | Long sevrage | Transporteurs en hausse de 16 à 19 % |
| Wang 2001 | 10 personnes obèses et témoins | Récepteurs D2, TEP | Mesure unique | Moins de récepteurs quand l’IMC monte |
| Lee 2023 | 9 études | Méta-analyse | Variable | Pas de différence entre minces et obèses |
| Ribeiro 2023 | Études TEP et TEMP | Méta-analyse | Variable | Récepteurs plus bas seulement à partir de 40 d’IMC |
| Kim 2011 | Hommes accros à internet | Récepteurs D2, TEP | Mesure unique | Moins de récepteurs dans une partie du striatum |
| Castelo 2025 | 467 adultes | Internet mobile bloqué | 2 semaines | Attention, moral et bien-être meilleurs ; écran de 314 à 161 min par jour |
| Volkow 2008 | 15 adultes | Nuit blanche, TEP | 1 nuit | Fixation en baisse, liée à la fatigue |
| Volkow 2012 | 20 adultes | Nuit blanche et méthylphénidate | 1 nuit | Moins de récepteurs D2/D3 disponibles |
| Gardiner 2023 | 24 études | Caféine et sommeil | Variable | 45 minutes de sommeil en moins |
| Wang 2000 | 12 sportifs | 30 minutes de course | 1 séance | Pas de changement |
| Ando 2024 | 16 adultes | Vélo couché, TEP | 1 séance | Dopamine libérée, temps de réaction meilleur |
| Robertson 2016 | 19 consommateurs de méthamphétamine | Exercice 3 h par semaine | 8 semaines | Récepteurs D2/D3 en hausse |
| Sacheli 2019 | 35 parkinsoniens | Aérobie | 36 séances | Plus de dopamine libérée dans le noyau caudé |
| Watson 2005 | 9 sportifs d’endurance | Bupropion 2 fois 300 mg | 1 prise | À 30 °C, 36,4 contre 39,8 min ; rien à 18 °C |
| Roelands 2008 | 8 cyclistes | Méthylphénidate 20 mg | 1 prise | À 30 °C, 16 % plus rapide, plus de 40 °C de température |
| Terry 2020 | 139 études, 3 599 personnes | Musique pendant l’effort | Variable | Effort plus agréable, un peu plus de performance |
| Harkin 2016 | 138 essais, 19 951 personnes | Suivi des progrès | Variable | Objectifs plus souvent atteints |
Dernière étude ajoutée : Castelo, 2025.
Sources
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