Pollen de pin et testostérone : ce qu’il contient vraiment, études et avis

photo de pollen de pin qui vole, il est utilisé en musculation sous forme de poudre et de gélules pour la testostérone

Par , publié le , mis à jour le .

Le pollen de pin se vend comme un booster de testostérone naturel, avec un argument que les autres plantes n’ont pas : il contient de vraies hormones. C’est exact, des chimistes de Zagreb y ont mesuré de la testostérone et de l’androstènedione dès 1971. Le problème, c’est la quantité : 0,08 µg de testostérone par gramme. Il faudrait avaler 71 kg de pollen pour égaler ce que ton corps fabrique en une journée, avant même le passage par le foie. Et chez l’humain, les seules données sont deux petits essais sans placebo, menés avec la teinture d’un vendeur, qui ne montrent pas de hausse nette de la testostérone.

Ce que les chimistes ont vraiment mesuré dans le pollen de pin

Le pollen de pin, c’est la poudre jaune que libèrent les cônes mâles du pin au printemps. Celui des compléments vient surtout du pin de Masson (Pinus massoniana), utilisé en médecine traditionnelle chinoise.

Bouquet de cônes mâles de pin, orange et couverts de pollen, au milieu de longues aiguilles vertes
Les cônes mâles du pin, qui libèrent le pollen au printemps. Photo : Ruth Bourke, Unsplash.

Tout part d’une équipe de la faculté de pharmacie de Zagreb. En 1971, Šaden-Krehula et ses collègues isolent de la testostérone, de l’épitestostérone (une molécule jumelle) et de l’androstènedione dans le pollen de pin sylvestre. En 1979, ils retrouvent ces hormones, avec de la progestérone, chez le pin noir. En 1983, un troisième article porte sur les 17-cétostéroïdes du pin noir, la famille de l’androstènedione et de la DHEA.

Ces articles anciens sont payants et je n’ai pas pu les lire. Leurs chiffres sont repris dans une revue de 2019 sur les hormones animales présentes chez les plantes :

  • testostérone : 0,08 µg par gramme de pollen de pin sylvestre ;
  • androstènedione : 0,59 µg par gramme chez le pin sylvestre, 0,08 à 0,09 µg chez le pin noir ;
  • progestérone : 0,08 µg par gramme chez le pin noir.

Pour la DHEA, que les vendeurs mettent en avant, je n’ai trouvé aucune quantité publiée que j’aie pu vérifier. La même revue cite 0,09 µg de testostérone par kilo de blé : le pollen de pin en contient près de 900 fois plus. C’est beaucoup pour une plante, très peu pour un homme.

Pollen de pin et testostérone : 71 kg pour égaler une journée de ton corps

Dans une étude de 1979, de jeunes hommes en bonne santé produisaient 5,7 mg de testostérone par jour en moyenne. Avec 0,08 µg par gramme de pollen, voilà ce que ça donne :

  • 10 g de pollen apportent 0,8 µg de testostérone, environ 7 000 fois moins que ta production d’une journée ;
  • pour avaler 5,7 mg, il faudrait 71 kg de pollen, chaque jour ;
  • la teinture testée chez l’humain (0,3 g de pollen par jour) apporte au mieux 24 nanogrammes de testostérone.
Graphique en barres horizontales sur échelle logarithmique : 0,3 g de pollen pour la teinture des essais humains, contre 71 kg pour égaler la production quotidienne de testostérone, 169 kg pour 100 mg d'androstènedione, 312 kg pour 25 mg de testostérone et 508 kg pour 300 mg d'androstènedione
Pollen de pin à avaler chaque jour pour égaler la production de testostérone d’un homme ou les doses d’hormones testées chez l’humain. Graphique MuscuNutrition d’après Šaden-Krehula et al., 1971 (repris par Tarkowská, Molecules, 2019), MacDonald et al., 1979, Täuber et al., 1986, et Leder et al., JAMA, 2000.

Ce que ton foie fait des hormones que tu avales

Même ces microgrammes n’arrivent pas tous dans ton sang. Une hormone avalée passe de l’intestin au foie, qui dégrade la testostérone très vite : c’est l’effet de premier passage. Dans une étude de pharmacologie, des jeunes femmes ont avalé 25 mg de testostérone pure : 3,6 % en moyenne sont arrivés intacts dans la circulation. C’est pour ça que la testostérone avalée telle quelle a été abandonnée en médecine. Il fallait des doses énormes pour en retrouver un peu dans le sang. Pour 10 g de pollen, il resterait environ 0,03 µg. Ton corps en fabrique 200 000 fois plus dans la journée.

Pour l’androstènedione et la DHEA, pas besoin de calculer : elles ont été vendues en gélules à la fin des années 1990 et testées contre placebo. Dans l’essai de King, 20 jeunes hommes ont suivi 8 semaines de musculation avec 300 mg d’androstènedione par jour ou un placebo. Leur testostérone n’a pas bougé. Leur œstradiol a monté, leur « bon » cholestérol HDL a baissé, et leur force a progressé comme sous placebo.

Leder et son équipe ont donné 0, 100 ou 300 mg par jour pendant 7 jours à 42 hommes de 20 à 40 ans. Avec 100 mg, rien sur la testostérone. Avec 300 mg, elle a monté de 34 %, et l’œstradiol de 128 %, avec de grosses différences d’un homme à l’autre. Ces 300 mg représentent 508 kg de pollen de pin sylvestre par jour.

Chez 19 jeunes hommes en musculation, 150 mg de DHEA par jour pendant 8 semaines n’ont rien changé à la testostérone, à la force ni à la masse maigre. La revue de cette équipe conclut que ces prohormones n’ont aucun effet anabolisant chez l’homme. J’ai aussi repris les études sur la DHEA en complément.

Non, pas par les hormones qu’il contient : le pollen de pin en apporte quelques microgrammes. Ton corps produit environ 5,7 mg de testostérone par jour, et l’androstènedione avalée n’agit qu’à 300 mg, chez certains hommes seulement. Il faudrait des dizaines à des centaines de kilos de pollen par jour.

Les deux seuls essais chez l’humain, sans placebo

Les deux premiers essais chez l’humain sont parus en 2025 dans Annals of Clinical and Medical Case Reports, une revue non indexée dans PubMed. Ils viennent de la même équipe du Colorado et testent la teinture de pin de Masson de la marque Lost Empire Herbs. La dose : 1 mL par jour, soit 300 mg de pollen extrait, 5 jours sur 7, pendant 8 semaines.

Le premier a suivi 10 hommes de 47 à 78 ans qui pensaient avoir une testostérone basse. Leur testostérone moyenne est passée de 362 à 448 ng/dL, un écart qui n’est pas statistiquement significatif. Un seul homme, passé de 282 à 703 ng/dL, porte près de la moitié de la hausse : sans lui, les neuf autres gagnent 49 ng/dL en moyenne.

Le second a suivi 11 hommes de 25 à 50 ans. Leur testostérone totale n’a pas bougé : 499 ng/dL avant, 488 après, en hausse chez cinq et en baisse chez cinq autres. Les auteurs mettent en avant une petite baisse de la SHBG, la protéine qui bloque une partie de la testostérone dans le sang : de 29,1 à 27,4 nmol/L. La testostérone libre, calculée, passe de 10,5 à 11,7 ng/dL.

Deux graphiques avant et après : chez 10 hommes de 47 à 78 ans, la moyenne passe de 362 à 448 ng/dL, tirée par un homme qui passe de 282 à 703 ; chez 11 hommes de 25 à 50 ans, la moyenne passe de 499 à 488 ng/dL, avec autant de hausses que de baisses
Testostérone de chaque participant avant et après 8 semaines de teinture. À gauche, la ligne rouge qui monte à 703 ng/dL fait presque toute la hausse moyenne. Graphique MuscuNutrition d’après Wolkodoff et al., 2024, et Haase et al., 2025.

Les questionnaires de libido, d’énergie et d’humeur s’améliorent nettement dans les deux essais. Mais sans placebo, impossible de séparer l’effet du produit de celui d’avaler chaque jour un « booster de testostérone ». Ces hommes ont été recrutés parce qu’ils se sentaient mal, et des symptômes qui partent bas ont tendance à remonter d’eux-mêmes. Enfin, le premier article remercie Lost Empire Herbs pour la teinture et son « soutien à l’étude », tout en déclarant n’avoir aucun conflit d’intérêts.

Pas démontré chez l’humain : deux essais ouverts, 21 hommes au total, sans placebo, avec la teinture d’une seule marque, qui a soutenu le premier essai. La testostérone totale ne monte pas de façon significative chez les plus âgés et ne bouge pas chez les plus jeunes.

Chez l’animal : des poissons masculinisés, des rats castrés et des souris qui nagent

Les résultats les plus nets viennent des élevages de tilapia, où l’on rend les alevins mâles avec une hormone de synthèse, la méthyltestostérone, mélangée à leur aliment. Dans une étude de 2022, un aliment à 1 % de pollen de pin a donné 92,5 % de mâles, contre 89,5 % avec l’hormone. Une étude de 2026 sur des alevins tous génétiquement femelles a obtenu 78 % de mâles avec le pollen, 98 % avec l’hormone, aucun sans traitement.

Graphique en barres de la testostérone des alevins de tilapia de 3 à 120 jours après l'éclosion : les barres du groupe pollen de pin dépassent celles des témoins, sans atteindre celles du groupe méthyltestostérone
Testostérone d’alevins de tilapia femelles sans traitement (noir, CT), avec du pollen de pin (gris foncé, PP) ou avec l’hormone de synthèse (gris clair, MT), selon les jours après l’éclosion. Abaho et al., Biology of Sex Differences, 2026, figure 5, licence CC BY 4.0.

Le pollen de pin a donc une activité hormonale réelle. Mais un alevin de quelques jours, dont le sexe n’est pas encore fixé, est un modèle très sensible aux hormones. Ça ne dit pas grand-chose d’un homme qui produit déjà plusieurs milligrammes de testostérone par jour.

Chez le rat, une équipe polonaise a castré 32 mâles, puis leur a donné pendant 60 jours des injections de testostérone, ou du pollen de pin à 50 ou 150 mg par kilo. À 150 mg/kg, le pollen a préservé les os et les muscles du mollet, comme la testostérone. À 50 mg/kg, l’effet était partiel. Mais ni la testostérone sanguine ni la composition du pollen n’ont été publiées.

Pour la musculation, la seule donnée est un résumé de congrès chinois de 2012. Des souris nourries avec 4 g de pollen par kilo pendant 3 semaines ont nagé 30 % plus longtemps avant l’épuisement. Aucune hormone n’a été mesurée. Transposée par la surface corporelle, comme pour les médicaments, cette dose ferait environ 23 g par jour pour un homme de 70 kg. Celle du rat ferait 1,7 g, loin des 0,3 g de la teinture.

ÉtudeParticipantsDoseDuréeRésultat
Wolkodoff 202410 hommes de 47 à 78 ansTeinture, 300 mg de pollen par jour8 semainesTestostérone de 362 à 448 ng/dL, non significatif, sans placebo
Haase 202511 hommes de 25 à 50 ansMême teinture8 semainesTestostérone de 499 à 488 ng/dL, sans placebo
Polak 202540 rats, dont 32 castrés50 ou 150 mg/kg60 joursOs et mollet préservés à 150 mg/kg
Huang 201240 souris4 g/kg3 semainesNage 30 % plus longue, résumé de congrès
Aziz 2022Alevins de tilapia1 % de l’aliment28 jours92,5 % de mâles
Abaho 2026Alevins de tilapia femelles1 280 mg par kilo d’aliment27 jours78 % de mâles

Le reste du pollen : sucres, phénols et une coque très dure

L’analyse du pollen de pin de Monterey y trouve surtout des acides aminés, la proline en tête, et des sucres simples. Les composés phénoliques, ceux de l’effet antioxydant, y sont peu abondants : une autre équipe en a mesuré 2,5 fois moins que dans le pollen de bouleau. Le pollen apporte aussi un peu de vitamine D, environ 2 µg pour 10 g.

Ses effets « anti-âge » viennent de cellules et de rongeurs, comme ces souris vieillies artificiellement dont la mémoire s’est améliorée. Je n’ai trouvé aucun essai chez l’humain. Les vendeurs parlent aussi de brassinostéroïdes, des hormones de croissance des plantes. Chez le rat, l’un d’eux a augmenté la masse musculaire à 20 ou 60 mg par kilo et par jour. Mais je n’ai trouvé aucune mesure de leur teneur dans le pollen de pin, et l’essai de 2025 parle de « fortes concentrations » sans aucun chiffre.

Reste la coque. Chaque grain est entouré de sporopollénine, une matière qui résiste remarquablement à la digestion. Dans un système de digestion artificielle, les grains entiers sont sortis presque intacts de l’intestin grêle, alors que les grains « à paroi cassée » se sont fragmentés. Cette mention change ce que ton intestin peut tirer du pollen, pas le calcul sur les hormones.

Deux rangées d'images au microscope électronique de grains de pollen de pin pendant une digestion simulée : en haut les grains à paroi cassée se fragmentent, en bas les grains entiers restent intacts
Pollen de pin au microscope pendant une digestion simulée, de l’estomac (stomach) à l’iléon (ileum). En haut (PB), le pollen à paroi cassée se fragmente ; en bas (WPB), le pollen entier reste intact. Yu et al., Foods, 2026, figure 1, licence CC BY 4.0.

Allergie, alcool et contaminations : les vrais risques

Le pollen de pin passe pour peu allergisant. Dans une étude de 1985, 5 des 155 patients sensibles aux pollens (3,2 %) réagissaient au pin en test cutané. Mais une équipe espagnole a décrit 65 patients allergiques au pollen de pin, qui réagissaient souvent à plusieurs espèces de pins à la fois.

Je n’ai trouvé aucun cas publié d’anaphylaxie, la réaction allergique grave qui peut tuer, après avoir avalé du pollen de pin. Il en existe avec d’autres pollens pris en complément. En Corée, un homme de 40 ans qui avait un rhume des foins a fait une anaphylaxie une heure après une cuillère à soupe de pollen d’abeille. En Espagne, un homme de 32 ans allergique aux pollens a eu besoin d’adrénaline quelques minutes après un mélange de pollens préparé en herboristerie.

Côté qualité, la teneur en hormones n’est jamais indiquée sur l’étiquette et dépend de l’espèce de pin, qui la fait varier d’un facteur 7 pour l’androstènedione. Les teintures sont des extraits alcooliques : celle des deux essais contient 50 % d’alcool. Et les compléments de ce rayon sont exposés aux contaminations. Une équipe de Cologne a trouvé des stéroïdes anabolisants non déclarés dans 94 compléments sur 634, soit 14,8 %. Même de l’androstènedione vendue en complément contenait des traces d’un précurseur de la nandrolone : 20 hommes sur 24 qui en prenaient ont eu un test urinaire positif.

Peu de danger pour tes hormones, un vrai risque si tu es allergique : les hormones du pollen de pin sont trop peu dosées pour agir. Le risque réel est allergique, surtout si tu fais un rhume des foins, et pour un sportif contrôlé, celui d’un produit contaminé.

Ce qu’il faudrait pour que le pollen de pin ait un effet

Pour que le pollen de pin fasse monter ta testostérone grâce à ses hormones, il faudrait qu’il en contienne des milliers de fois plus. Ce ne serait plus du pollen, mais un produit dopé.

Reste un autre mécanisme possible : la SHBG, les brassinostéroïdes, ou un effet sur les os et les muscles comme chez le rat castré. Pour le savoir, il faudrait quelques dizaines de pratiquants tirés au sort entre pollen et placebo, sans que personne sache qui prend quoi. Il faudrait aussi un lot de pollen analysé, la testostérone mesurée le matin en laboratoire, la force et la masse maigre. Cet essai n’existe pas à ce jour. En attendant, le pollen de pin reste dans la même case que le tribulus, où la revue de 2019 signale aussi de la testostérone à l’état de traces.

Mon avis sur le pollen de pin

Si ton but est de faire monter ta testostérone, je ne te conseille pas le pollen de pin. Ses hormones sont réelles, mais des milliers de fois trop peu dosées, et les deux seuls essais chez l’humain n’ont pas de placebo. Pour la musculation, rien ne montre chez l’homme qu’il aide à prendre du muscle ou de la force. Et si tu fais un rhume des foins, évite-le.

Si tu as des symptômes de testostérone basse (fatigue, libido en berne), fais plutôt une prise de sang le matin, avec la testostérone totale et la SHBG. J’explique le rôle de ces deux mesures dans l’article sur la testostérone libre et l’âge. Et si tu veux quand même essayer une plante, choisis-en une testée contre placebo chez l’homme, comme le tongkat ali. Je compare les principales dans mon comparatif des boosters de testostérone naturels, et j’ai aussi analysé les études sur la cistanche.

Sources

  1. Šaden-Krehula M, Tajić M, Kolbah D (1971). Testosterone, epitestosterone and androstenedione in the pollen of Scotch pine P. silvestris L. Experientia.
  2. Šaden-Krehula M, Tajić M, Kolbah D (1979). Sex hormones and corticosteroids in pollen of Pinus nigra. Phytochemistry.
  3. Šaden-Krehula M, Kolbah D, Tajić M, Blažević N (1983). 17-Ketosteroids in Pinus nigra Ar. Naturwissenschaften.
  4. Tarkowská D (2019). Plants are Capable of Synthesizing Animal Steroid Hormones. Molecules.
  5. MacDonald PC, Madden JD, Brenner PF, Wilson JD, Siiteri PK (1979). Origin of estrogen in normal men and in women with testicular feminization. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism.
  6. Täuber U, Schröder K, Düsterberg B, Matthes H (1986). Absolute bioavailability of testosterone after oral administration of testosterone-undecanoate and testosterone. European Journal of Drug Metabolism and Pharmacokinetics.
  7. Shoskes JJ, Wilson MK, Spinner ML (2016). Pharmacology of testosterone replacement therapy preparations. Translational Andrology and Urology.
  8. King DS, Sharp RL, Vukovich MD et al. (1999). Effect of oral androstenedione on serum testosterone and adaptations to resistance training in young men: a randomized controlled trial. JAMA.
  9. Leder BZ, Longcope C, Catlin DH et al. (2000). Oral androstenedione administration and serum testosterone concentrations in young men. JAMA.
  10. Brown GA, Vukovich MD, Sharp RL et al. (1999). Effect of oral DHEA on serum testosterone and adaptations to resistance training in young men. Journal of Applied Physiology.
  11. Brown GA, Vukovich M, King DS (2006). Testosterone prohormone supplements. Medicine and Science in Sports and Exercise.
  12. Wolkodoff NE, Haase GM, Mordkin RM, Beal SG (2024, paru en 2025). Pine Pollen Impacts Testosterone-Related Symptoms in Older Men: A Pilot Report. Annals of Clinical and Medical Case Reports.
  13. Haase GM, Wolkodoff NE, Beal SG, Mordkin RM (2025). Pine Pollen Impacts Hypogonadal Symptoms in Younger Men with Variations in Androgen Levels: Pilot Observations. Annals of Clinical and Medical Case Reports.
  14. Aziz MA, Mostary MM, Sume IJ et al. (2022). The efficacy of using pine (Pinus massoniana) pollen as an alternative to synthetic steroids in producing monosex male Nile tilapia (Oreochromis niloticus, L.). Aquaculture, Fish and Fisheries.
  15. Abaho I, Jones CLW, Akoll P, Masembe C (2026). Dietary pine pollen induces masculinization in Nile tilapia (Oreochromis niloticus, L. 1758) by modulating sex-biased gene expression and steroid hormone profiles. Biology of Sex Differences.
  16. Polak P, Radzki RP, Bieńko M et al. (2025). Osteoprotective Effect of Pine Pollen in Orchidectomized Rats. Nutrients.
  17. Huang Y, Han X, Liu Y et al. (2012). The effects on pine pollen to exhaustive mice’s anti-fatigue capability. Heart (résumé de congrès).
  18. Reagan-Shaw S, Nihal M, Ahmad N (2008). Dose translation from animal to human studies revisited. FASEB Journal.
  19. Armstrong C, Ganasamurthy S, Wigley K, Mercier C, Wakelin S (2024). The microorganisms and metabolome of Pinus radiata Pollen. Environmental Microbiome.
  20. Kerienė I, Šaulienė I, Šukienė L et al. (2023). Patterns of Phenolic Compounds in Betula and Pinus Pollen. Plants.
  21. Šaden-Krehula M, Tajić M (1987). Vitamin D and its metabolites in the pollen of pine. Part 5: Steroid hormones in the pollen of pine species. Pharmazie.
  22. Mao GX, Zheng LD, Cao YB et al. (2012). Antiaging effect of pine pollen in human diploid fibroblasts and in a mouse model induced by D-galactose. Oxidative Medicine and Cellular Longevity.
  23. Esposito D, Komarnytsky S, Shapses S, Raskin I (2011). Anabolic effect of plant brassinosteroid. FASEB Journal.
  24. Yu K, Liang D, Yang X et al. (2026). Analysis of the Spatiotemporal Digestion Characteristics of Pine Pollen Processed by Different Methods in Middle-Aged Adults Using an In Vitro Digestion Model System. Foods.
  25. Harris RM, German DF (1985). The incidence of pine pollen reactivity in an allergic atopic population. Annals of Allergy.
  26. Gastaminza G, Lombardero M, Bernaola G et al. (2009). Allergenicity and cross-reactivity of pine pollen. Clinical and Experimental Allergy.
  27. Choi JH, Jang YS, Oh JW, Kim CH, Hyun IG (2015). Bee Pollen-Induced Anaphylaxis: A Case Report and Literature Review. Allergy, Asthma and Immunology Research.
  28. Chivato T, Juan F, Montoro A, Laguna R (1996). Anaphylaxis induced by ingestion of a pollen compound. Journal of Investigational Allergology and Clinical Immunology.
  29. Geyer H, Parr MK, Mareck U et al. (2004). Analysis of non-hormonal nutritional supplements for anabolic-androgenic steroids: results of an international study. International Journal of Sports Medicine.
  30. Catlin DH, Leder BZ, Ahrens B et al. (2000). Trace contamination of over-the-counter androstenedione and positive urine test results for a nandrolone metabolite. JAMA.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut