Pyrèthre d’Afrique (akarkara) : testostérone, bienfaits et effets secondaires

Pyrèthre d'Afrique booster de testostérone

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Le pyrèthre d’Afrique, qu’on trouve aussi sous les noms d’akarkara ou d’Anacyclus pyrethrum, est souvent vendu comme le meilleur booster de testostérone naturel. Quand on remonte aux études, cette promesse ne tient pas. Les hausses de testostérone qui circulent viennent de rats, souvent avec un extrait injecté dans le ventre, ou de rats rendus malades. Chez des rats en bonne santé qui l’avalent, deux équipes indépendantes ne trouvent pas de hausse significative. Et chez l’humain, aucun essai n’a testé la plante seule sur la testostérone, la force ou le muscle : ce qui est le mieux documenté, c’est son effet anesthésiant dans la bouche.

Une petite marguerite du Maghreb dont on vend la racine

Anacyclus pyrethrum appartient à la famille des Astéracées, celle de la camomille et de la marguerite. D’après une revue de 2022 sur la plante, elle pousse à l’état sauvage au Maroc et en Algérie. Les Marocains en distinguent deux variétés, « igendas » et « tigendast ». Tout l’intérêt est dans sa racine : longue, épaisse, brune dehors et blanche dedans.

Planche de photos du pyrèthre d'Afrique : en haut, une fleur blanche au cœur jaune dont les pétales sont rayés de rouge par-dessous, et des détails de fleurons ; en bas, des plants arrachés avec leurs longues racines brunes
En haut, la fleur (ses pétales sont rayés de rouge par-dessous) et le détail de ses fleurons. En bas, les racines des deux variétés : « tigendast » à gauche, « igendas » à droite. C’est cette racine, séchée et moulue, qu’on trouve dans les compléments. Elazzouzi et al., Plants, 2022, figure 1, licence CC BY 4.0.

Son nom prête à confusion. En Inde, « akarkara » désigne aussi la Spilanthes acmella, une autre Astéracée qui fait picoter la langue. Une étude indienne parle ainsi de « trois espèces de Spilanthes (akarkara) ». J’en parle dans l’article sur la Spilanthes acmella. Rien à voir non plus avec le pyrèthre de Dalmatie, dont on tire les pyréthrines des insecticides, même si la revue de 2022 mélange les deux dans un de ses schémas.

La racine vendue sur les marchés vient de plantes sauvages. Une équipe a analysé l’ADN de racines achetées au Maroc, en Inde et au Sri Lanka : elles venaient de populations sauvages d’Algérie et du Maroc. La plante est classée « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN, qui recense les espèces menacées.

Du mal de dents à la virilité : les usages traditionnels

Au Maroc, la racine sert d’abord contre le mal de dents. Dans une enquête menée dans le Moyen Atlas, on frotte la gencive avec un coton chargé d’un peu de poudre. D’après la revue de 2022, on mâche aussi la racine fraîche contre les douleurs, ou on mélange la poudre à du miel. Elle fait saliver, picote et endort la bouche. Détail que les vendeurs oublient : dans cette enquête, toutes les personnes interrogées la rangeaient parmi les plantes toxiques.

En Inde, la médecine ayurvédique la classe parmi les remèdes « vajikarana », censés redonner vitalité et virilité, d’après l’équipe de Sharma. Elle y sert aussi de tonique du cerveau. La médecine persane, d’où vient la médecine unani encore pratiquée en Inde, l’appelle « agher gherha » et la prescrivait contre l’épilepsie. D’où les deux pistes étudiées en laboratoire : la sexualité et les convulsions.

La pellitorine, la molécule qui fait picoter la langue

Ce picotement vient des alkylamides de la racine, de petites molécules azotées qu’on retrouve aussi dans la Spilanthes. L’analyse d’un extrait de racine en a détecté 13. La principale s’appelle la pellitorine. C’est un cousin chimique de la capsaïcine, la molécule qui fait piquer le piment, et sur des cellules en culture, elle bloque même le récepteur de la capsaïcine. On la trouve aussi dans le poivre noir : elle n’est donc pas propre au pyrèthre.

Reste à savoir si elle passe dans le corps quand on l’avale. Une équipe belge l’a mesuré : la pellitorine arrive dans le sang du rat après une prise par la bouche. Chez la souris, une fois dans le sang, elle entre très vite dans le cerveau. Voilà ce que ça donne chez le rat :

Courbe de la concentration de pellitorine dans le sang de rats après une prise orale : environ 26 ng/mL à 1 heure, puis une baisse régulière jusqu'à environ 4 ng/mL à 8 heures
Pellitorine pure donnée par la bouche à des rats (5 mg/kg, 2 ou 3 rats par point) : environ 26 ng/mL dans le sang au bout d’une heure, environ 4 ng/mL au bout de 8 heures. Veryser et al., BioMed Research International, 2016, figure 2, licence CC BY.

L’équipe de Sharma attribue aux alkylamides les effets observés chez le rat. Mais je n’ai trouvé aucune étude qui teste la pellitorine seule sur la testostérone.

Pyrèthre d’Afrique et testostérone : ce que montrent les études chez le rat

Petit rappel. Ton cerveau commande tes testicules par deux hormones. La LH fait produire la testostérone par les cellules de Leydig. La FSH agit sur les cellules de Sertoli, qui fabriquent les spermatozoïdes. Je détaille cette chaîne dans l’article sur l’axe gonadotrope. Une plante qui fait monter la LH peut donc, en théorie, faire monter la testostérone. Une hausse de FSH, elle, concerne surtout le sperme.

L’équipe de Sharma : plus de sperme et des rats plus entreprenants

Les études les plus citées viennent d’une même équipe indienne, celle de Vikas Sharma et Vinod Dixit. En 2009, un extrait de racine à l’eau, à 50 ou 100 mg/kg, fait prendre du poids aux rats, augmente leurs spermatozoïdes et leur intérêt pour les femelles. Les auteurs parlent d’effet « anabolisant », mais il s’agit du poids des rats : personne n’a mesuré leurs muscles.

En 2010, 32 rats reçoivent pendant 28 jours un autre extrait par la bouche, à 50 ou 100 mg/kg, ou des injections de testostérone. Sous extrait, on compte quatre fois plus de tentatives de monte et trois fois plus de pénétrations. Sept et quinze jours après l’arrêt, cet effet sur le comportement persiste, alors qu’il disparaît avec la testostérone. C’est donc le comportement qui dure : le résumé ne rapporte aucun dosage de l’hormone.

En 2013, la même équipe teste un extrait à l’alcool riche en alkylamides, à 50, 100 et 150 mg/kg pendant 28 jours. Toutes les doses font monter la testostérone, la LH, la FSH et les spermatozoïdes, mais le résumé, le seul auquel j’ai eu accès, ne donne aucun chiffre. Ces trois études vont dans le même sens, et elles sortent toutes du même laboratoire.

Les chiffres qui circulent : un extrait injecté dans le ventre

Les chiffres les plus spectaculaires viennent d’une étude iranienne de 2014. Sur 60 rats, trois groupes ont reçu pendant 28 jours un extrait de racine à 50, 100 ou 150 mg/kg. Mais l’extrait était injecté dans le péritoine, la cavité du ventre : les rats ne l’avalaient pas. À la plus forte dose, la testostérone passait de 1,93 à 4,15 ng/mL, soit 2,2 fois plus. Je te mets les chiffres juste en dessous, à côté d’une étude où l’extrait est avalé :

Deux graphiques en barres de la testostérone de rats. À gauche, extrait injecté : 1,93 ng/mL chez les témoins, puis 2,41, 3,33 et 4,15 à 50, 100 et 150 mg/kg. À droite, extrait avalé : 7,27 chez les témoins, 7,81 sous extrait, 1,04 sous cadmium et 3,55 sous cadmium plus extrait
À gauche, l’extrait injecté fait monter la testostérone avec la dose. À droite, avalé pendant 8 semaines par des rats en bonne santé, il ne change rien de significatif ; il limite seulement la chute provoquée par le cadmium. Graphique MuscuNutrition d’après les chiffres de Shahraki et al., American Journal of Phytomedicine and Clinical Therapeutics, 2014, et de Mahmoud et al., BMC Complementary Medicine and Therapies, 2024.

Une injection dans le ventre ne dit pas grand-chose de ce qui se passe quand tu avales une poudre. Le tableau publié contient en plus une erreur visible. La FSH du groupe qui recevait le solvant seul est notée 1,85, contre 18,38 chez les témoins, et pourtant « sans différence ». C’est le même chiffre que sa testostérone, sans doute une erreur de recopie.

La deuxième étude de cette équipe, en 2015, utilise la même injection chez 48 rats. On la cite pour un gain de poids de 23 % en 28 jours. En réalité, c’est l’écart de poids final entre les rats les plus dosés (296 g) et les témoins (239,5 g). Or les rats pesaient 225 g à 50 g près au départ. Leurs testicules pesaient 15 % de plus et leurs spermatozoïdes étaient plus nombreux.

Avalé par des rats en bonne santé, l’effet sur la testostérone disparaît

Deux équipes sans lien avec les précédentes ont donné l’extrait par la bouche, à 100 mg/kg, la dose jugée la meilleure par Sharma. En Iran, Haghmorad a comparé pendant 25 jours quatre groupes de 8 rats : témoins, tribulus, pyrèthre, et les deux plantes ensemble. Ce mélange est un remède traditionnel dans plusieurs régions d’Iran. Voilà la figure de l’étude :

Graphique en barres de la testostérone de rats après 25 jours : environ 2,6 ng/mL chez les témoins, 5,8 sous tribulus, 4,3 sous pyrèthre et 12,3 sous le mélange des deux, avec de grandes barres d'erreur
Testostérone libre des rats après 25 jours : témoins (Ctrl), tribulus (TT), pyrèthre seul (AP), les deux ensemble (AT). Avec le pyrèthre seul, la hausse n’est pas significative. Haghmorad et al., International Brazilian Journal of Urology, 2019, figure 2, licence CC BY.

Avec le pyrèthre seul, les rats avaient 55 % de spermatozoïdes en plus et une LH plus haute. Mais leur testostérone n’était pas significativement plus haute que celle des témoins, et leur poids comme celui de leurs testicules n’avaient pas changé de façon significative. Le tribulus faisait mieux, le mélange encore mieux. Chez l’humain, le tribulus raconte une autre histoire, que je détaille dans l’article sur le tribulus terrestris.

À l’université du Caire, en 2024, Mahmoud et ses collègues ont donné 100 mg/kg d’extrait par sonde à des rats pendant 8 semaines. Chez les rats sains, la testostérone, la LH et la FSH sont restées au niveau des témoins (7,81 contre 7,27 ng/mL pour la testostérone). L’extrait n’a servi qu’aux rats intoxiqués au cadmium, un métal lourd qui abîme les testicules. Leur testostérone tombait à 1,04 ng/mL et remontait à 3,55 avec l’extrait, sans retrouver le niveau normal.

Même scénario chez des rats rendus diabétiques : l’extrait fait remonter leurs hormones et leurs spermatozoïdes, effondrés par la maladie. Chez le rat, le pyrèthre semble donc protéger un système hormonal abîmé. Chez un animal en bonne santé, seule l’équipe de Sharma voit la testostérone grimper.

Non, rien ne montre que le pyrèthre d’Afrique augmente la testostérone chez l’homme : aucun essai ne l’a mesuré avec la plante seule. Chez le rat, la testostérone double quand l’extrait est injecté dans le ventre. Avalé par des rats sains, il ne la fait pas monter de façon significative dans les deux études indépendantes publiées.

Chez l’humain : la bouche, les gencives et un essai sur l’érection

J’ai cherché dans PubMed, Europe PMC et le registre américain des essais cliniques. Je n’ai trouvé aucun essai où des humains ont avalé du pyrèthre d’Afrique seul. Les rares études chez l’humain l’utilisent dans la bouche, ou noyé dans un mélange.

La plus ancienne date de 1992 et porte sur 200 patients de chirurgie dentaire. En double aveugle, ils ont reçu un extrait alcoolique de racine à 2 % ou de la xylocaïne, l’anesthésique local classique du dentiste. Les auteurs jugent l’extrait efficace et sans effet indésirable, mais le résumé, le seul accessible, ne donne pas de chiffres. En 2020, chez 30 enfants, un gel de pyrèthre et de Spilanthes a été comparé à un gel de lidocaïne à 2 % avant une piqûre chez le dentiste. Chaque enfant a reçu les deux, un de chaque côté. La douleur ressentie était la même.

Chez 110 écoliers, un bain de bouche inspiré de la médecine unani (pyrèthre, écorce de grenade, racine de câprier et galle de chêne) a été comparé pendant 30 jours à la chlorhexidine. La plaque et l’inflammation des gencives ont baissé dans les deux groupes. Sans placebo et avec quatre plantes, impossible de savoir ce qui revient au pyrèthre.

Le seul essai qui touche à la sexualité date de 2025. 85 hommes indiens de 21 à 50 ans avec des troubles de l’érection ont pris pendant 90 jours un comprimé de huit plantes ou un placebo. Leur score d’érection a progressé de 92 % contre 35 % sous placebo, et leur testostérone de 46,5 % contre 3,3 %. Mais le pyrèthre ne pesait que 15 mg dans un comprimé de 550 mg (60 mg par jour), à côté du tribulus, de l’ashwagandha et du mucuna. Et sept auteurs sont salariés de SAVA Healthcare, le laboratoire indien qui a financé l’étude. Impossible d’attribuer ce résultat au pyrèthre.

Épilepsie : des résultats nets, mais seulement chez l’animal

C’est la piste aux résultats les plus nets, mais elle reste animale. Chez le rat, un extrait de racine protégeait de 50 à 100 % des animaux contre les grosses crises provoquées par un produit convulsivant, selon la dose (de 50 à 500 mg/kg). Chez des rats épileptiques suivis par électroencéphalogramme jour et nuit, trois semaines d’extrait dans l’eau de boisson ont réduit la fréquence des crises de 51 à 57 %. L’effet durait encore trois semaines après l’arrêt. Aucun essai chez des patients n’a été publié.

Huit études à retenir, chez l’humain et chez le rat

ÉtudeParticipantsProduit et doseDuréeRésultat
Patel 1992200 patients de chirurgie dentaireExtrait alcoolique à 2 % dans la bouche, contre xylocaïneUne interventionAnesthésie jugée efficace, sans effet indésirable (résumé seul)
Mohite 202030 enfantsGel de pyrèthre et de Spilanthes, contre lidocaïne 2 %Une piqûreMême douleur avec les deux gels
Fahim 2024110 écoliersBain de bouche de quatre plantes, contre chlorhexidine30 joursPlaque et gencives améliorées dans les deux groupes
Ganu 202585 hommes avec troubles de l’érectionComprimé de huit plantes, dont 60 mg de pyrèthre par jour90 joursÉrection et testostérone en hausse ; étude financée par un laboratoire
Shahraki 201460 ratsExtrait injecté dans le ventre, 50 à 150 mg/kg28 joursTestostérone 2,2 fois plus haute à la plus forte dose
Haghmorad 201932 ratsExtrait avalé, 100 mg/kg25 joursPlus de spermatozoïdes et de LH ; testostérone non significative
Mahmoud 202428 ratsExtrait avalé, 100 mg/kg8 semainesRats sains : hormones inchangées ; protège contre le cadmium
Sujith 2012RatsExtrait avalé, 1 000 mg/kg90 joursAucun signe de toxicité

Effets secondaires : une racine qui pique, et presque aucune donnée humaine

Le premier effet, tu le sentiras tout de suite si la poudre touche ta langue : picotements, salivation, bouche engourdie. La revue de 2022 cite aussi, d’après un ouvrage marocain, des irritations de la bouche et du tube digestif, des nausées, des diarrhées et des maux de tête quand on en prend trop. Côté humain, on n’a que l’essai sur l’érection. Les effets indésirables légers y étaient aussi fréquents sous comprimé que sous placebo (9,3 % contre 9,5 %), mais avec seulement 60 mg de pyrèthre par jour.

Chez l’animal, les résultats sont partagés. Chez le rat, 1 000 mg/kg d’extrait à l’alcool chaque jour pendant 90 jours n’ont rien changé : ni le poids, ni la prise de sang, ni l’aspect des organes. Mais chez la souris, une seule prise d’extrait de racine a fait monter les enzymes du foie dès 300 mg/kg. À 2 000 mg/kg, les souris avaient des lésions du foie, des reins et de la rate.

On lit souvent que ces 1 000 mg/kg du rat équivalent à 70 g par jour pour un homme de 70 kg. C’est faux. Un petit animal brûle son énergie plus vite, et la méthode de conversion de référence, fondée sur la surface du corps, divise la dose du rat par 6,2. On arrive à environ 11 g d’extrait par jour pour 70 kg, ce qui reste une grosse dose.

Pas d’effet grave connu chez l’humain, parce que personne ne l’a vraiment cherché : aucune étude de sécurité n’a suivi des gens qui l’avalent tous les jours. Faute de données, évite-le si tu es enceinte ou allaitante, si ton foie est fragile (vu l’effet chez la souris) ou si tu es allergique aux Astéracées, comme la camomille ou l’ambroisie.

Poudre de racine ou extrait : la dose des rats ramenée à un homme

Tu trouveras de la racine séchée en poudre et des extraits plus concentrés. Aucune dose n’a été validée chez l’humain par la bouche. Les études chez le rat utilisent surtout 100 mg/kg d’extrait, soit environ 1,1 g d’extrait par jour pour un homme de 70 kg avec la même conversion. Dans l’étude du Caire, 100 g de racine donnaient 16,8 g d’extrait : 1,1 g d’extrait correspond donc à environ 6,7 g de racine. Le rendement change selon le solvant, alors prends ce calcul comme un ordre de grandeur.

Si tu veux en acheter, tu peux avoir une réduction sur le Pyrèthre d’Afrique Nutriforce, de la racine pure en poudre, avec le code MUSCUNUTRITION. La dose indiquée sur sa fiche, 1 à 2 g par jour avec un repas, est trois à sept fois plus basse que cet équivalent. Et même à 100 mg/kg, les rats sains de l’étude du Caire n’avaient pas plus de testostérone. Quelle que soit la marque, demande d’où vient la racine : elle est cueillie sur une espèce sauvage et vulnérable.

Qui peut l’essayer, et qui devrait passer son tour

Si ton objectif est la testostérone ou le muscle, le pyrèthre d’Afrique n’est pas mon premier choix. Aucune étude humaine n’a mesuré ces effets, et ses résultats chez le rat fondent dès qu’on regarde comment l’extrait a été donné. Regarde plutôt les plantes testées chez l’homme dans mon comparatif des boosters de testostérone naturels.

Si tu veux quand même l’essayer, pour la libido ou par curiosité, réserve-le à un homme adulte en bonne santé, sans maladie du foie, sans allergie aux Astéracées et sans traitement contre l’épilepsie. Prends 1 g de poudre par jour avec un repas, sans dépasser 2 g, pendant 6 à 8 semaines, la durée des études chez le rat. Fais une prise de sang le matin avant de commencer et à la fin si tu veux savoir ce qui arrive à ta testostérone. Demande la totale et la SHBG, qui permet de calculer la part libre (je t’explique pourquoi dans l’article sur la testostérone libre et l’âge). Arrête si ta bouche s’irrite ou si ton ventre proteste, et si rien n’a bougé au bout de deux mois.

La cistanche est dans le même cas, vendue pour la testostérone avec surtout des études chez le rat : j’ai analysé ses essais dans l’article sur la cistanche tubulosa.

Sources

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