Par Nathan de MuscuNutrition, publié le , mis à jour le .
Passé 40 ans, ta testostérone baisse un peu chaque année, et pas seulement sa part libre. Chez des hommes suivis pendant 7 à 10 ans, la totale a perdu environ 1,6 % par an, et la biodisponible, celle que tes tissus peuvent utiliser, 2 à 3 %. La SHBG, la protéine qui retient la testostérone dans le sang, monte avec les années, mais le testicule produit moins, lui aussi. Surtout, une bonne part de cette baisse vient du tour de taille, des nuits courtes et des maladies qui s’accumulent. Je te montre les chiffres étude par étude, ce qui fait remonter la testostérone libre, et quelle prise de sang demander.
Testostérone totale, libre et biodisponible : trois façons de compter la même hormone
Dans le sang, ta testostérone circule presque entièrement accrochée à des protéines. La SHBG, pour sex hormone-binding globulin, est fabriquée par le foie et la serre très fort. L’albumine, la protéine la plus abondante du sang, la tient mollement. Ce qui ne tient à rien, c’est la testostérone libre.
Mesurée par la méthode de référence, la dialyse à l’équilibre, la testostérone libre d’un homme représente environ 1,5 % de sa totale (Fiers, 2018). D’après la revue de Goldman et ses collègues, 33 à 54 % est liée à l’albumine, et presque tout le reste à la SHBG. Ces molécules accrochées ne sont pas directement disponibles pour les tissus.
Pour agir, la testostérone doit entrer dans la cellule et se fixer sur son récepteur, ce que la forme libre fait directement. Celle de l’albumine se détacherait assez facilement pour être captée au passage : on additionne donc les deux sous le nom de testostérone biodisponible. Celle de la SHBG reste en réserve. Deux hommes avec la même totale peuvent donc avoir des libres très différentes, selon leur SHBG.
D’après Goldman, la SHBG monte avec l’âge, l’hyperthyroïdie, les maladies du foie et l’alcool. Elle baisse avec l’obésité, le diabète, l’hypothyroïdie et les stéroïdes anabolisants.
Combien tu perds par an : les études qui suivent les mêmes hommes
L’étude MMAS a fait une prise de sang à 1 709 hommes de 40 à 70 ans, puis en a revu 1 156 sept à dix ans plus tard (Feldman, 2002). Chez le même homme, la totale a baissé d’environ 1,6 % par an, et la biodisponible de 2 à 3 %. D’un âge à l’autre, la SHBG montait de 1,6 % par année. Les hommes sans maladie chronique, traitement, obésité ni excès d’alcool avaient 10 à 15 % d’androgènes en plus.
À Baltimore, le suivi de 890 hommes donne une totale en baisse de 0,124 nmol/L par an, avec une part libre qui recule aussi (Harman, 2001). C’est peu, mais les années s’additionnent : environ 20 % des plus de 60 ans passaient sous le seuil bas, 30 % des plus de 70 ans et 50 % des plus de 80 ans. En Europe, l’étude EMAS a revu 2 395 hommes de 40 à 79 ans au bout de 4,4 ans (Camacho, 2013). Chaque année, la totale perdait 0,1 nmol/L, la libre 3,8 pmol/L, et la SHBG gagnait 0,56 nmol/L. Rapportée à sa valeur, la libre recule plus de deux fois plus vite (mon calcul).
Les études qui comparent des hommes jeunes et âgés au même moment trouvent souvent une totale stable, mais une libre en baisse. Dans l’ouest de la Chine, Shen et ses collègues ont dosé 1 166 hommes de 20 à 89 ans, minces (IMC de 24 en moyenne), surtout agriculteurs et fumeurs à 79 % :

Avec plus de SHBG pour la même totale, la libre calculée baisse de 19 % :

Et la LH, l’hormone que le cerveau envoie aux testicules pour leur commander de la testostérone, grimpe de 76 % :

Une LH qui monte pour une testostérone qui stagne, c’est un testicule qui répond moins bien : le cerveau doit pousser plus fort pour obtenir la même production. Je détaille cette boucle dans mon article sur l’axe gonadotrope. À l’inverse, une testostérone basse avec une LH basse ou normale fait chercher du côté du cerveau, et une prolactine trop haute fait partie des causes à vérifier.
À Baltimore, Fabbri et ses collègues ont mesuré la biodisponible directement, sans formule, chez 444 hommes de 30 à 96 ans sans médicament agissant sur la testostérone :

La totale, elle, reste à peu près stable jusqu’à 70 ans, puis baisse à son tour. En France, Giton et ses collègues font le même constat chez 503 hommes de 20 à 74 ans choisis en bonne santé :

Si la totale paraît stable ici et baisse dans les suivis, c’est d’abord que ces études choisissent souvent des hommes en bonne santé. C’est aussi que les suivis mélangent l’âge et l’époque : dans le MMAS, à âge égal, les hommes mesurés plus tard avaient moins de testostérone, sans que le tabac ou l’obésité l’expliquent (Travison, 2007). Une partie de la baisse mesurée chez le même homme tient donc à l’époque.
Oui, la testostérone baisse avec l’âge, la totale comme la libre. Chez le même homme, la totale perd environ 1,6 % par an et la biodisponible 2 à 3 %. La libre baisse plus vite parce que la SHBG monte en même temps. Chez les hommes qui restent en très bonne santé, la totale bouge à peine.
Un testicule moins réactif et une SHBG qui grimpe : pourquoi la libre décroche
L’étude EMAS a cherché les causes chez 3 200 hommes de 40 à 79 ans dans huit pays d’Europe (Wu, 2008). Avec l’âge, la libre baisse de 3,12 pmol/L par an pendant que la LH monte : le testicule fatigue. En même temps, la SHBG grimpe et retient une part croissante de ce qui est produit. Sur quarante ans, ces petites pentes comptent : si le rythme du MMAS, 1,6 % par an, tenait de 40 à 80 ans, la totale perdrait à peu près la moitié de sa valeur (mon calcul). Chez un homme qui reste en très bonne santé, elle peut presque ne pas bouger.
La DHEA chute plus vite, mais ta testostérone du sang vient des testicules
La DHEA, fabriquée par les glandes surrénales, est une matière première que certains tissus transforment en androgènes. Chez l’homme, elle perd 74 % entre 20-30 ans et 50-60 ans (Labrie, 1997). Chez 2 423 Québécois de 40 à 80 ans, Bélanger et ses collègues ont vu la DHEA et ses dérivés, androstènediol et androstènedione compris, baisser d’environ 60 %. La testostérone baissait moins, et la DHT ne bougeait pas.
Pour ces auteurs, la chute de la DHEA fait perdre environ la moitié des androgènes « totaux » entre 40 et 80 ans. Ils parlent de tous les androgènes actifs dans les tissus, dont ceux fabriqués sur place à partir de la DHEA, repérés par leurs déchets dans le sang. La testostérone que tu fais doser, elle, reflète le travail des testicules. D’ailleurs, rajouter de la DHEA ne la fait pas monter. Appliquée sur la peau deux semaines, elle a fait grimper l’androstènedione d’environ 80 % chez l’homme, sans changer la testostérone (Labrie, 1997). Chez 290 hommes de 55 ans et plus, un an de DHEA a fait monter l’œstradiol, pas la testostérone (Jankowski, 2019). Les détails sont dans mon article sur la DHEA en complément et dans celui sur la DHEA et l’alimentation.
Poids, maladies, tabac : la part de la baisse qui ne vient pas de l’âge
Dans EMAS, le surpoids agit autrement que l’âge. Un IMC de 25 à 30 va avec 2,32 nmol/L de totale en moins, un IMC de 30 ou plus avec 5,09 nmol/L en moins, et la LH reste normale ou basse : cette fois, c’est le cerveau qui envoie moins de signal. Sur la libre, la comparaison avec l’âge parle d’elle-même :

Être obèse revient donc à avoir la libre d’un homme de poids normal qui aurait environ 17 ans de plus (mon calcul). Les maladies chroniques retirent 0,80 nmol/L de totale. Le tabac en ajoute 1,31 en faisant monter la SHBG, et la libre ne change pas chez les fumeurs.
Le MMAS a chiffré l’équivalence chez 1 667 hommes de 40 à 70 ans, revus jusqu’à quinze ans plus tard (Travison, 2007). Gagner 4 à 5 points d’IMC, soit 12 à 15 kg pour un homme de 1,75 m, faisait baisser la totale autant qu’une dizaine d’années de vieillissement. La perte du conjoint aussi. La libre suivait le même chemin.
En Australie, Shi et ses collègues ont suivi 1 382 hommes de 35 ans et plus pendant cinq ans. La totale a perdu 0,13 nmol/L par an, et 0,25 de plus chez ceux dont le tour de taille passait les 100 cm. Une dépression qui dure ou une maladie qui apparaît la faisaient baisser, le mariage la faisait monter. Pour les auteurs, la baisse liée à l’âge « n’est pas inévitable ».
À l’autre bout, Sartorius et ses collègues ont fait neuf prises de sang en trois mois à 325 hommes de 40 ans et plus en très bonne santé. Leur totale ne baissait pas avec l’âge, mais de 0,35 nmol/L par point d’IMC. Pour les auteurs, la baisse vue chez les hommes âgés tient surtout aux maladies qui s’accumulent.
Désir, érections du matin, énergie : ce qu’une libre basse change vraiment
Dans EMAS, Wu et ses collègues ont interrogé 3 369 hommes de 40 à 79 ans et dosé leur testostérone le matin. Six signes suivaient la testostérone : érections du matin rares, désir en baisse, troubles de l’érection, difficulté à l’effort intense, moral bas et fatigue. Seuls les trois signes sexuels allaient ensemble. D’où leur définition du déficit lié à l’âge : au moins trois signes sexuels, une totale sous 11 nmol/L et une libre sous 220 pmol/L. Le signe le plus parlant n’est pas la fatigue : ce sont les érections du matin qui se font rares et le désir qui diminue.
Dans la même cohorte, Antonio et ses collègues ont isolé 277 hommes avec une totale normale mais une libre basse. Plus âgés, ils avaient plus de signes sexuels et physiques, moins d’hémoglobine et des os moins solides. Les 96 hommes dans le cas inverse, totale basse mais libre normale, étaient plus jeunes et plus gros, et n’avaient pas de signes de manque. C’est la libre qui colle aux symptômes.
Une testostérone très basse va aussi avec plus de décès. En regroupant neuf cohortes, Yeap et ses collègues trouvent une mortalité plus haute sous 7,4 nmol/L de totale. Ce sont des associations : un homme malade a souvent une testostérone basse, et l’inverse n’est pas démontré. La remonter ne règle d’ailleurs pas tout. Dans les TTrials, 790 hommes de 65 ans et plus, sous 275 ng/dL (environ 9,5 nmol/L) et avec des symptômes, ont reçu un gel de testostérone ou un placebo pendant un an (Snyder, 2016). La vie sexuelle s’est modérément améliorée, la fatigue n’a pas bougé.
Remonter sa testostérone libre : le ventre, le sommeil et les pas avant les gélules
Perdre du gras, le levier le mieux mesuré
La méta-analyse de Corona et ses collègues réunit 24 études d’hommes en surpoids : un régime hypocalorique fait remonter la totale de 2,87 nmol/L en moyenne, la chirurgie de l’obésité de 8,73 nmol/L. La part libre monte aussi, et la LH et la FSH remontent : le cerveau relance la machine. Plus la perte de poids est grande, plus la testostérone remonte. Pour la libre, il faut une vraie perte : dans le suivi d’EMAS, elle ne changeait nettement qu’au-delà de 15 % du poids perdu (Camacho, 2013). Pour un homme de 90 kg, ça fait 13,5 kg.
Marcher beaucoup plus, et préférer l’endurance à la seule fonte
Au Japon, Kumagai et ses collègues ont suivi 41 hommes en surpoids de 49 ans pendant 12 semaines d’endurance et de régime. Ils ont perdu 12 kg en moyenne. Les chercheurs ont coupé le groupe en deux selon les pas gagnés par jour. Voilà ce que ça donne :

Couper plus ou moins de calories ne changeait rien. Pas de groupe témoin et seule la totale a été dosée, mais bouger beaucoup plus a compté davantage que manger beaucoup moins.
Chez les plus de 60 ans, Hayes et Elliott ont regroupé 22 études d’entraînement : l’endurance et le fractionné font monter un peu la testostérone de repos, la musculation ne la change pas. Chez 28 sédentaires de 62 ans, six semaines d’exercice ont fait monter la totale, mais aussi la SHBG : la libre n’a pas bougé (Hayes, 2015).
Des nuits complètes, surtout après 60 ans
Chez 10 jeunes hommes passés de nuits de 10 heures à huit nuits de 5 heures, la testostérone de la journée est tombée de 18,4 à 16,5 nmol/L, 10 à 15 % de moins en une semaine (Leproult, 2011). Une méta-analyse de 18 études nuance : quelques nuits raccourcies n’ont pas d’effet net, une nuit blanche si (Su, 2021). Elle touche aussi l’envie d’agir : après une nuit blanche, les récepteurs de la dopamine sont moins disponibles dans le circuit de la récompense. Chez 12 hommes de 64 à 74 ans, ceux qui dormaient le moins avaient la testostérone du matin la plus basse (Penev, 2007). Petit effectif, simple association, mais cohérent.
Assez de protéines, et un minéral seulement s’il manque
Dans le MMAS, chez 1 552 hommes de 40 à 70 ans, ceux qui mangeaient plus de protéines avaient une SHBG plus basse, ceux qui mangeaient plus de fibres une SHBG plus haute (Longcope, 2000). Les calories, les graisses et les glucides n’y changeaient rien. Simple association, mais chez un homme âgé qui mange peu de protéines, la piste est facile à suivre. Pour les régimes extrêmes, j’ai regroupé les études dans mon article sur les régimes carnivore et cétogène.
Une carence en minéraux peut aussi peser sur la testostérone. Elle guette surtout ceux qui mangent peu, et peu d’aliments riches en protéines (viande, œufs, poisson, produits laitiers). Le zinc en est l’exemple le mieux étudié : chez de jeunes hommes privés de zinc pendant 20 semaines, la testostérone est passée de 39,9 à 10,6 nmol/L, comme je l’explique dans mon article sur le zinc en musculation.
Chez 9 hommes de 64 ans en légère carence de zinc, trois à six mois de zinc ont fait passer la testostérone de 8,3 à 16,0 nmol/L (Prasad, 1996). Pas de placebo, mais l’écart est gros, et il vaut pour une vraie carence. La vitamine D, souvent accusée, ne fait pas monter la testostérone : une méta-analyse de 2026 ne trouve aucun effet net de la supplémentation sur la totale ni sur la libre calculée (Paez-Allendes, 2026). Je détaille ces essais dans mon article sur la vitamine D en musculation.
Les gélules enlèvent au mieux un frein
Aucun complément ne fait mieux qu’une perte de gras chez un homme en surpoids. Dans mon classement des boosters de testostérone naturels, les plantes les mieux testées font monter la testostérone d’environ 10 à 15 %, et pas chez tout le monde. Le tribulus, lui, ne la fait pas monter chez l’homme en bonne santé. Le bore a fait grimper la testostérone libre de 28 % chez 8 hommes en une semaine, mais sans groupe placebo, et rien chez 19 culturistes testés contre placebo.
Pour augmenter ta testostérone libre, commence par le tour de taille. Un régime fait remonter la totale de 2,9 nmol/L en moyenne chez l’homme en surpoids, et la libre suit nettement à partir de 15 % de poids perdu. Ajoute des nuits complètes et beaucoup plus de pas. Un complément ne sert qu’en cas de carence prouvée.
Quelle prise de sang faire, à quelle heure, et comment lire la libre
Pour l’Endocrine Society, la société savante des spécialistes des hormones, on ne parle de déficit qu’avec des symptômes et des valeurs franchement basses, retrouvées deux fois (Bhasin, 2018). On dose d’abord la totale, le matin et à jeun, puis on refait la prise de sang pour confirmer. Quand la totale frôle la limite basse, ou quand la SHBG risque d’être modifiée, on ajoute la libre. Après 50 ans, avec du ventre, c’est souvent ton cas.
Le matin, parce qu’entre 30 et 40 ans la testostérone est 20 à 25 % plus basse à 16 h qu’à 8 h, et encore 10 % vers 70 ans. Sur 66 hommes, 17 qui étaient bas l’après-midi étaient normaux tous les matins (Brambilla, 2009). À jeun, parce que 75 g de sucre la font chuter de 25 % en deux heures (Caronia, 2013).
Pour la libre, demande la totale et la SHBG : le laboratoire ou ton médecin la calcule avec la formule de Vermeulen, qui donne des valeurs « presque identiques » à la dialyse (Vermeulen, 1999). Face à une dialyse plus moderne, elle surestime d’environ 19 %, mais reste la formule la plus fiable (Fiers, 2018). Méfie-toi en revanche d’une « testostérone libre » dosée directement par un kit : ces dosages ne donnent qu’une fraction de la vraie valeur, qui varie avec la SHBG. L’Endocrine Society les déconseille, et pourtant plus de 70 % des laboratoires interrogés dans une enquête les utilisaient (Goldman, 2017).
Pour lire les chiffres : chez les hommes de 19 à 39 ans non obèses, la totale va de 264 à 916 ng/dL, soit environ 9,2 à 31,8 nmol/L (Travison, 2017). Pour la libre calculée, la limite basse chez les jeunes hommes de l’étude de Framingham est de 70 pg/mL, soit 243 pmol/L (Goldman, 2017). Ajoute la LH : haute, elle oriente vers le testicule ; basse ou normale, vers le cerveau, et la prolactine fait alors partie des dosages à discuter avec ton médecin.
Pour connaître ta testostérone libre, demande la totale et la SHBG, le matin à jeun. La libre se calcule à partir des deux, et la LH dit d’où vient une baisse. Une valeur basse se refait avant de conclure. Évite la « testostérone libre » dosée directement : c’est la mesure la moins fiable.
Toutes les études sur la testostérone et l’âge citées ici
| Étude | Participants | Testé ou mesuré | Durée | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| Feldman 2002 | 1 709 hommes de 40-70 ans | Hormones | 7 à 10 ans | Totale -1,6 % par an |
| Harman 2001 | 890 hommes | Hormones | Des années | Totale -0,124 nmol/L par an |
| Camacho 2013 | 2 395 hommes (EMAS) | Hormones et poids | 4,4 ans | Libre -3,8 pmol/L par an |
| Shen 2016 | 1 166 hommes chinois | Hormones | Un dosage | Totale stable, libre -19 %, LH +76 % |
| Fabbri 2016 | 444 hommes de 30-96 ans | Biodisponible mesurée | Jusqu’à 10 ans | Baisse continue |
| Giton 2007 | 503 hommes en bonne santé | Hormones | Un dosage | Totale presque stable, biodisponible -36 % |
| Travison 2007a | 1 532 hommes de 45-79 ans | Effet de la génération | 3 mesures | Moins de testostérone à chaque génération |
| Labrie 1997a | Hommes et femmes | DHEA selon l’âge | Un dosage | DHEA -74 % entre 20-30 et 50-60 ans |
| Bélanger 1994 | 2 423 hommes de 40-80 ans | 26 hormones | Un dosage | DHEA -60 %, testostérone moins, DHT stable |
| Labrie 1997b | Hommes et femmes | DHEA sur la peau | 2 semaines | Testostérone de l’homme inchangée |
| Jankowski 2019 | 290 hommes de 55 ans et plus | DHEA | 1 an | Œstradiol en hausse, testostérone non |
| Wu 2008 | 3 200 hommes (EMAS) | Âge, poids, tabac | Un dosage | Obésité : libre -53,7 pmol/L |
| Travison 2007b | 1 667 hommes de 40-70 ans | Santé et mode de vie | Jusqu’à 15 ans | +4 à 5 points d’IMC = 10 ans d’âge |
| Shi 2013 | 1 382 hommes de 35 ans et plus | Hormones | 5 ans | -0,13 nmol/L par an, plus avec l’obésité |
| Sartorius 2012 | 325 hommes en très bonne santé | 9 prises de sang | 3 mois | Pas de baisse avec l’âge |
| Wu 2010 | 3 369 hommes (EMAS) | Symptômes | Un dosage | 3 signes sexuels, totale sous 11 nmol/L |
| Antonio 2016 | 3 334 hommes (EMAS) | Totale contre libre | Un dosage | Libre basse : plus de symptômes |
| Yeap 2024 | 9 cohortes | Mortalité | 5 ans ou plus | Plus de décès sous 7,4 nmol/L |
| Snyder 2016 | 790 hommes de 65 ans et plus | Gel de testostérone | 1 an | Sexualité mieux, fatigue inchangée |
| Corona 2013 | 24 études, hommes en surpoids | Régime ou chirurgie | Variable | Totale +2,87 ou +8,73 nmol/L |
| Kumagai 2016 | 41 hommes en surpoids | Endurance et régime | 12 semaines | Hausse si plus de pas |
| Hayes 2018 | 22 études, 60 ans et plus | Entraînement | Variable | Endurance un peu, musculation rien |
| Hayes 2015 | 28 sédentaires de 62 ans | Exercice | 6 semaines | Libre inchangée |
| Leproult 2011 | 10 hommes jeunes | 5 heures de sommeil | 8 nuits | -10 à 15 % |
| Su 2021 | 18 études, 252 hommes | Manque de sommeil | Variable | Baisse nette après une nuit blanche |
| Penev 2007 | 12 hommes de 64-74 ans | Sommeil mesuré | 6 à 9 jours | Moins de sommeil, moins de testostérone |
| Longcope 2000 | 1 552 hommes de 40-70 ans | Alimentation | Une enquête | Plus de protéines, SHBG plus basse |
| Prasad 1996 | 9 hommes âgés carencés | Zinc | 3 à 6 mois | De 8,3 à 16,0 nmol/L, sans placebo |
| Paez-Allendes 2026 | 11 comparaisons | Vitamine D | Variable | Pas d’effet net |
| Brambilla 2009 | 66 hommes de 30-80 ans | Heure du dosage | 6 prises de sang | 20 à 25 % plus bas à 16 h |
| Caronia 2013 | 74 hommes | 75 g de sucre | 2 heures | -25 % |
| Vermeulen 1999 | Sérums variés | Formule contre dialyse | Laboratoire | Libre calculée fiable |
| Fiers 2018 | 146 hommes, 183 femmes | Dialyse | Laboratoire | Libre = 1,5 % de la totale |
Dernière étude ajoutée : Paez-Allendes et al., 2026.
Mon conseil : une prise de sang le matin, et le tour de taille avant toute gélule
Avant 40 ans et sans symptôme, ne fais pas doser ta testostérone « pour voir ». Après 40 ans, si tes érections du matin se font rares et que ton désir baisse, fais une prise de sang le matin, à jeun : totale, SHBG pour calculer la libre, et LH. Si elle sort basse, refais-la, et montre les deux résultats à ton médecin : une testostérone vraiment basse a une cause à chercher.
Quel que soit le chiffre, les leviers sont les mêmes. Si tu as du ventre, vise 15 % de poids en moins sur plusieurs mois : c’est le seuil où la libre a bougé dans EMAS. Dors des nuits entières. Ajoute au moins 3 500 pas par jour et de l’endurance, comme les hommes qui ont progressé chez Kumagai. Mange assez de protéines. Et ne prends ni DHEA ni zinc tant qu’aucune carence n’a été mesurée.
Pour comprendre comment ton cerveau règle cette production, lis l’article sur la GnRH, la LH et la FSH. Et si ta LH est basse, celui sur la prolactine en musculation détaille ce qui la fait monter.
Sources
- Fiers T, Wu F, Moghetti P et al. (2018). Reassessing Free-Testosterone Calculation by Liquid Chromatography-Tandem Mass Spectrometry Direct Equilibrium Dialysis. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
- Goldman AL, Bhasin S, Wu FCW et al. (2017). A Reappraisal of Testosterone’s Binding in Circulation: Physiological and Clinical Implications. Endocrine Reviews.
- Feldman HA, Longcope C, Derby CA et al. (2002). Age trends in the level of serum testosterone and other hormones in middle-aged men: longitudinal results from the Massachusetts male aging study. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
- Harman SM, Metter EJ, Tobin JD et al. (2001). Longitudinal effects of aging on serum total and free testosterone levels in healthy men. Baltimore Longitudinal Study of Aging. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
- Camacho EM, Huhtaniemi IT, O’Neill TW et al. (2013). Age-associated changes in hypothalamic-pituitary-testicular function in middle-aged and older men are modified by weight change and lifestyle factors: longitudinal results from the European Male Ageing Study. European Journal of Endocrinology.
- Shen X, Wang R, Yu N et al. (2016). Reference Ranges and Association of Age and Lifestyle Characteristics with Testosterone, Sex Hormone Binding Globulin, and Luteinizing Hormone among 1166 Western Chinese Men. PLOS ONE.
- Fabbri E, An Y, Gonzalez-Freire M et al. (2016). Bioavailable Testosterone Linearly Declines Over A Wide Age Spectrum in Men and Women From The Baltimore Longitudinal Study of Aging. The Journals of Gerontology Series A: Biological Sciences and Medical Sciences.
- Giton F, Urien S, Born C et al. (2007). Determination of bioavailable testosterone [non sex hormone binding globulin (SHBG)-bound testosterone] in a population of healthy French men: influence of androstenediol on testosterone binding to SHBG. Clinical Chemistry.
- Travison TG, Araujo AB, O’Donnell AB et al. (2007). A population-level decline in serum testosterone levels in American men. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
- Wu FC, Tajar A, Pye SR et al. (2008). Hypothalamic-pituitary-testicular axis disruptions in older men are differentially linked to age and modifiable risk factors: the European Male Aging Study. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
- Labrie F, Bélanger A, Cusan L et al. (1997). Marked decline in serum concentrations of adrenal C19 sex steroid precursors and conjugated androgen metabolites during aging. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
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- Labrie F, Bélanger A, Cusan L et al. (1997). Physiological changes in dehydroepiandrosterone are not reflected by serum levels of active androgens and estrogens but of their metabolites: intracrinology. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
- Jankowski CM, Wolfe P, Schmiege SJ et al. (2019). Sex-specific effects of dehydroepiandrosterone (DHEA) on bone mineral density and body composition: A pooled analysis of four clinical trials. Clinical Endocrinology.
- Travison TG, Araujo AB, Kupelian V et al. (2007). The relative contributions of aging, health, and lifestyle factors to serum testosterone decline in men. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
- Shi Z, Araujo AB, Martin S et al. (2013). Longitudinal changes in testosterone over five years in community-dwelling men. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
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- Antonio L, Wu FC, O’Neill TW et al. (2016). Low Free Testosterone Is Associated with Hypogonadal Signs and Symptoms in Men with Normal Total Testosterone. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
- Yeap BB, Marriott RJ, Dwivedi G et al. (2024). Associations of Testosterone and Related Hormones With All-Cause and Cardiovascular Mortality and Incident Cardiovascular Disease in Men : Individual Participant Data Meta-analyses. Annals of Internal Medicine.
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- Corona G, Rastrelli G, Monami M et al. (2013). Body weight loss reverts obesity-associated hypogonadotropic hypogonadism: a systematic review and meta-analysis. European Journal of Endocrinology.
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- Hayes LD, Sculthorpe N, Herbert P et al. (2015). Six weeks of conditioning exercise increases total, but not free testosterone in lifelong sedentary aging men. The Aging Male.
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