Par Nathan de MuscuNutrition, publié le , mis à jour le .
Le shilajit est une résine noire qui suinte des roches de l’Himalaya. En musculation, on le vend pour la testostérone, l’énergie et la récupération. Chez l’humain, on compte une dizaine d’essais, la plupart faits avec le même extrait, PrimaVie, et financés par son fabricant. Ils montrent une hausse modeste de la testostérone chez des hommes de 45 à 55 ans, une force mieux gardée après un effort fatigant et plus de collagène fabriqué. Aucun essai publié ne mesure de gain de muscle. Et le risque le plus concret vient du plomb et de l’arsenic que contiennent certains produits.
Une résine qui suinte des roches, riche en acide fulvique
Le shilajit (aussi appelé mumijo, moumiyo ou momiai) est un exsudat : une matière brun pâle à noire qui sort lentement des fissures de certaines roches. On le trouve surtout dans l’Himalaya et l’Hindou Kouch (revue de 2007), mais aussi dans l’Altaï, en Iran ou dans les Andes. L’hypothèse la plus citée sur son origine : des plantes décomposées pendant des siècles par des microbes (revue de 2012).
D’après une revue de 2025 sur sa composition, plus de 80 % de son poids sont des substances humiques, surtout de l’acide fulvique, des molécules issues de la décomposition des plantes. Près de 20 % sont des minéraux : calcium, potassium et magnésium. La composition change beaucoup d’une région à l’autre, et aucune analyse complète n’a jamais été faite.
Les chercheurs indiens qui l’étudient mettent en avant un autre groupe de molécules : les dibenzo-alpha-pyrones, ou DBP. Ce sont de petites molécules de la famille des urolithines, celles que l’intestin fabrique à partir des polyphénols de la grenade. Pour une revue de 2014, les DBP et l’acide fulvique seraient ses principaux actifs. Une revue de 2011 jugeait pourtant que ses effets biologiques manquaient de preuves solides.
PrimaVie : l’extrait de la plupart des essais, et son fabricant derrière
La plupart des essais chez l’humain ont utilisé PrimaVie, un shilajit purifié et breveté de la société Natreon, installée dans le New Jersey avec un centre de recherche à Calcutta. Il contient au moins 50 % d’acide fulvique, 0,3 % de DBP et 10 % de DBP liées à des protéines. Natreon a financé l’essai sur la testostérone, ceux sur la force et le collagène, et en partie celui sur la peau. L’essai sur les gènes du muscle avait pour promoteur son PDG (d’après le registre de l’essai). Ça ne rend pas les résultats faux. Mais pour la testostérone et la force, aucune équipe indépendante ne les a encore refaits.
Shilajit et testostérone : l’essai de Pandit chiffre par chiffre
C’est l’étude que tout le monde cite. Pandit et son équipe ont recruté à Calcutta 96 hommes de 45 à 55 ans en bonne santé. Tous avaient des signes de testostérone en baisse d’après un questionnaire (libido en baisse, érections moins fermes, manque d’énergie). La moitié a pris 250 mg de PrimaVie deux fois par jour après les repas, l’autre moitié un placebo, pendant 90 jours.
À la fin, la testostérone totale, la testostérone libre et la DHEA-S étaient plus hautes sous shilajit que sous placebo. La DHEA-S est une hormone des glandes surrénales qui sert de matière première à la testostérone. La LH, l’hormone du cerveau qui commande les testicules, n’a pas bougé de façon nette (je t’explique son rôle dans l’article sur l’axe gonadotrope). Je te mets les chiffres du tableau de l’article juste en dessous :

Sous shilajit, la testostérone passe de 4,84 à 5,83 ng/mL, soit 20,5 % de plus, mais toute la hausse arrive au dernier prélèvement. Sous placebo, elle tombe de 5,82 à 4,45 ng/mL. C’est une chute de 23,5 % en trois mois chez des hommes en bonne santé, ce qui est très inhabituel. Et le groupe placebo partait nettement plus haut, avec une différence significative dès le départ. Au final, plus de la moitié de l’écart entre les deux groupes vient de la chute du placebo.
La testostérone libre suit le même schéma : +19 % sous shilajit, -37 % sous placebo. La DHEA-S monte de 31 % sous shilajit et ne bouge pas sous placebo. Les calculs ne portent que sur les 75 hommes qui ont fini l’essai, et l’essai a été financé par Natreon.
Oui, mais sur un seul essai contre placebo : 500 mg de PrimaVie par jour pendant 90 jours ont fait monter la testostérone de 20 % chez des hommes de 45 à 55 ans. Dans le même temps, le placebo chutait de 23,5 %. L’essai est financé par le fabricant, et personne ne l’a refait.
Fertilité : 28 hommes infertiles, sans placebo
Une étude de 2010 de la même équipe portait sur 35 hommes infertiles, qui avaient moins de 20 millions de spermatozoïdes par mL de sperme. Ils ont pris 100 mg de shilajit purifié deux fois par jour pendant 90 jours. Chez les 28 qui sont allés au bout, les spermatozoïdes ont augmenté de 61 % et leur mobilité de 12 à 17 %. La testostérone a monté de 23,5 % (de 4,85 à 5,99 ng/mL). Mais il n’y avait pas de placebo : impossible de savoir quelle part de ces hausses revient au shilajit. Je n’ai pu lire que le résumé et le tableau des résultats.
Ce qu’en pense la revue de 2024 sur les boosters de testostérone
Une revue systématique de 2024 a repris 52 études sur 27 « boosters de testostérone » : la plupart ne font pas monter la testostérone totale. Elle classe PrimaVie parmi les produits « possiblement efficaces » chez l’homme dont la testostérone baisse avec l’âge, avec le tongkat ali. Le tongkat ali et l’ashwagandha ont chacun plusieurs essais contre placebo chez l’homme : pour la testostérone seule, ce sont des choix mieux étayés. Et si la tienne baisse avec l’âge, regarde d’abord le poids et le sommeil, comme je l’explique dans l’article sur la testostérone libre et l’âge.
Shilajit en musculation : la force après la fatigue et le collagène
Pour la musculation, deux essais publiés contre placebo viennent de la même équipe de l’université du Nebraska, financée par Natreon. Dans le premier, en 2019, 63 hommes actifs de 21 ans ont pris 250 mg de PrimaVie, 500 mg ou un placebo chaque jour pendant 8 semaines. Avant et après, ils faisaient 100 extensions de jambes à fond sur une machine, et on mesurait la force perdue avec la fatigue. Voilà ce que ça donne chez la moitié la plus forte des participants :

À 500 mg, ces hommes ne perdent que 8,9 % de leur force, contre 16 % sous placebo : presque deux fois moins, ce qui n’est pas mal du tout. Mais sur l’ensemble des 63 hommes, les chercheurs ne rapportent un avantage que face à la dose de 250 mg, pas face au placebo. Et le shilajit n’a changé ni la force maximale avant l’effort, ni le poids. L’hydroxyproline, un marqueur indirect du collagène qui se dégrade, a baissé de 29 % à 500 mg chez ceux qui en avaient le plus.
Le second essai, en 2024, a mesuré la fabrication de collagène chez 35 hommes entraînés, avec 500 mg, 1 000 mg ou un placebo pendant 8 semaines. Le pro-c1α1 est un fragment libéré quand le corps fabrique le collagène des tendons, des ligaments et des os. Il a presque doublé à 500 mg (de 42,5 à 82,3 ng/mL) et a été multiplié par 2,6 à 1 000 mg. Il n’a pas bougé sous placebo. L’essai ne mesure ni la force ni les tendons eux-mêmes, et je n’en ai lu que le résumé. Pour les tendons, le collagène en complément a été testé plus directement.
Ces deux essais prolongent une étude de 2016 sans placebo, chez 29 adultes en surpoids. Après 8 semaines à 500 mg par jour, des biopsies montraient plus d’activité de gènes du tissu qui entoure les fibres musculaires (collagène, élastine). Elle ne mesurait ni la force ni le muscle.
Une prépublication de juillet 2026, pas encore relue par d’autres chercheurs, va plus loin. Elle porte sur 100 hommes de 21 à 50 ans qui faisaient de la musculation depuis au moins un an. Avec 500 mg par jour d’une résine d’une autre marque (TruBlk) pendant 90 jours, leur presse à cuisses a progressé de 26 %, contre 18,4 % sous placebo. La testostérone a monté de 15,6 %, contre une baisse de 3,8 %. Plusieurs auteurs travaillent chez le fabricant de cette résine, d’après leur étude pilote. Pour l’instant, je le range dans la colonne « à confirmer ».
Pas encore démontré pour prendre du muscle : aucun essai publié dans une revue n’a mesuré de hausse de masse musculaire ni de force maximale avec le shilajit. Avec 500 mg par jour pendant 8 semaines, des hommes actifs ont mieux gardé leur force après un effort fatigant (les plus forts seulement) et ont fabriqué plus de collagène. Un essai de 2026 chez 100 pratiquants annonce plus de force, mais il n’est pas encore relu.
Pour la perte de poids, aucun essai n’a testé le shilajit seul. Dans l’essai de 2019, le poids n’a pas bougé. Le seul essai qui visait la perte de poids mélangeait du chrome, de l’amla et 6 à 12 mg de shilajit par jour, une dose bien trop faible pour juger.
ATP, mitochondries et coenzyme Q10 : des souris, pas des sportifs
L’ATP est le carburant immédiat de tes muscles. Il est fabriqué dans les mitochondries, les petites centrales des cellules, et la coenzyme Q10 fait partie de la chaîne qui le produit, comme le NAD+, que le NMN sert à refabriquer. L’idée que le shilajit le « recharge » vient d’une étude de 2009 chez la souris, faite dans le centre de recherche de Natreon. Des souris ont nagé 90 minutes par jour pendant 7 jours, 6 par groupe. Les 4 derniers jours, elles recevaient du shilajit, de la coenzyme Q10, un mélange des deux à demi-dose, ou rien.

Sans traitement, l’ATP du muscle s’effondre de 1,39 à 0,25 µmol/g. Avec le shilajit, il en reste 0,49 : deux fois plus que sans rien, mais presque trois fois moins qu’au repos.
Ce qui assez intéressant également, c’est qu’une supplémentation en coenzyme Q10 augmente l’ATP autant que le shilajit chez ces souris (0,48 contre 0,49). Le mélange des deux, chacun à demi-dose, donne le meilleur chiffre : 0,61.
Je reste prudent : 6 souris par groupe, qui nagent jusqu’à l’épuisement, et une dose en mg/kg de souris ne se transpose pas telle quelle à l’humain. Personne n’a mesuré l’ATP du muscle chez un sportif qui prend du shilajit, et je n’ai trouvé aucun essai chez l’humain avec le mélange shilajit et coenzyme Q10. Chez le rat, une autre étude trouve qu’il protège aussi les mitochondries du cerveau dans un modèle de fatigue chronique.
Ce qui ne vient que du rat ou de la cellule
Chez le rat, 6 semaines de shilajit augmentent le nombre de spermatozoïdes. Une étude de 2026, financée par une marque de shilajit, trouve une testostérone 2,5 fois plus haute chez des rats pour deux échantillons sur dix. Mais c’était après une seule dose énorme (2 000 mg/kg), avec 3 rats par groupe, et les auteurs notent des lésions légères à modérées du foie et des reins. Pour une plante comme le pyrèthre d’Afrique, ces études animales sont tout ce qu’on a. Pour le shilajit, on a au moins un essai chez l’homme, et c’est lui qui compte.
Pour le cerveau, c’est plus mince encore. L’acide fulvique empêche la protéine tau, liée à la maladie d’Alzheimer, de s’agglomérer dans un tube à essai (revue de 2012 citée plus haut). Des injections de shilajit modifient des marqueurs de l’acétylcholine dans le cerveau du rat (étude de 1997). Les compléments testés chez l’humain sur ce messager, comme l’alpha-GPC ou la citicoline, sont dans l’article sur l’acétylcholine. Chez l’humain, j’ai trouvé un seul essai contre placebo, chez 82 patients atteints d’Alzheimer, avec un mélange de shilajit des Andes et de vitamines B : leur apathie a diminué. Rien n’a été testé sur la concentration ou la mémoire d’une personne en bonne santé.
Os, fracture et peau : les essais auxquels on ne pense pas
Chez 60 femmes ménopausées dont les os commençaient à s’affaiblir, un extrait standardisé a été donné à 250 ou 500 mg par jour pendant 48 semaines. Il a freiné la perte de densité osseuse observée sous placebo, d’autant plus que la dose était forte (je n’ai lu que le résumé). En Iran, 160 patients opérés d’une fracture du tibia ont pris 1 g de momiai par jour ou un placebo pendant 28 jours. Leur os a consolidé en 129 jours en moyenne, contre 153 sous placebo. Ce n’était pas PrimaVie. Enfin, chez 45 femmes de 30 à 65 ans, 500 mg de PrimaVie par jour pendant 14 semaines ont amélioré la microcirculation de la peau par rapport au placebo.
Les essais chez l’humain en un tableau
| Étude | Participants | Dose par jour | Durée | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| Pandit 2016 | 96 hommes de 45 à 55 ans (75 analysés) | 500 mg de PrimaVie | 90 jours | Testostérone +20,5 % contre -23,5 % sous placebo |
| Biswas 2010 | 35 hommes infertiles, sans placebo | 200 mg | 90 jours | Spermatozoïdes +61 %, testostérone +23,5 % |
| Keller 2019 | 63 hommes actifs de 21 ans | 250 ou 500 mg de PrimaVie | 8 semaines | Force perdue après fatigue : 8,9 % contre 16 %, chez les plus forts seulement |
| Neltner 2024 | 35 hommes entraînés | 500 ou 1 000 mg | 8 semaines | Fabrication de collagène x1,9 et x2,6 |
| Yadav 2026 (non relu) | 100 pratiquants de 21 à 50 ans | 500 mg de résine TruBlk | 90 jours | Presse à cuisses +26 % contre +18,4 % |
| Das 2016 | 29 adultes en surpoids, sans placebo | 500 mg de PrimaVie | 8 semaines | Gènes du collagène du muscle plus actifs |
| Das 2019 | 45 femmes de 30 à 65 ans | 250 ou 500 mg de PrimaVie | 14 semaines | Microcirculation de la peau meilleure à 500 mg |
| Pingali 2022 | 60 femmes ménopausées | 250 ou 500 mg | 48 semaines | Perte osseuse freinée selon la dose |
| Sadeghi 2020 | 160 patients avec une fracture du tibia | 1 g de momiai | 28 jours | Consolidation en 129 jours contre 153 |
| Guzman-Martinez 2021 | 82 patients atteints d’Alzheimer | Shilajit + vitamines B | Jusqu’à 24 semaines | Apathie en baisse |
Plomb, arsenic, thallium : le vrai risque du shilajit
Le shilajit sort de la roche : il contient des minéraux, et parfois des métaux toxiques. À mon avis, c’est la vraie question à se poser avant d’en acheter. En 2005, une équipe de Boston a acheté au hasard 193 produits ayurvédiques vendus en ligne. Parmi eux, 20,7 % contenaient du plomb, du mercure ou de l’arsenic, dont un shilajit fabriqué aux États-Unis. Et 75 % des produits contaminés affichaient des bonnes pratiques de fabrication ou des tests de métaux. Une seconde analyse a repris quatre shilajits de cette enquête :

Trois des quatre contenaient environ 10 mg de plomb par kg, soit environ 5 µg de plomb par jour pour 500 mg de résine. Le plomb s’accumule dans le corps, et aucune dose n’a été jugée sans effet. Deux contenaient aussi 12 et 21 mg d’arsenic par kg, peut-être venu des roches elles-mêmes selon les auteurs. Ces produits avaient été choisis parce qu’ils contenaient déjà des métaux : ils ne représentent pas tout le marché. Et tout ce plomb ne passe pas dans le sang : pour l’un d’eux, une digestion simulée n’en libérait que 22 à 28 %.
Les analyses récentes sont partagées. En 2022, des shilajits indien et pakistanais dépassaient les limites pour le plomb, l’arsenic et le mercure. En 2025, des compléments contenaient jusqu’à 0,5 µg par gramme de thallium, un métal très toxique. À l’inverse, 12 shilajits de régions différentes analysés en 2026 restaient sous les seuils de toxicité. Une revue de 2024 conclut aussi que la plupart des analyses sont sous les limites. Je n’ai trouvé aucune intoxication publiée attribuée au shilajit seul. Il y en a avec d’autres remèdes ayurvédiques chargés en métaux, comme ces trois cas en Inde, avec 43 à 122 µg de plomb par dL de sang.
Le certificat d’analyse du lot, ou rien
Une mention « testé en laboratoire » ou « sans métaux lourds » ne suffit pas : l’enquête de Boston montre que ce genre de promesse ne protège de rien. Demande le certificat d’analyse du lot que tu achètes, fait par un laboratoire indépendant, avec les teneurs en plomb, arsenic, cadmium et mercure. Compare-les aux limites européennes : 3 mg/kg pour le plomb, 1 mg/kg pour le cadmium, 0,10 mg/kg pour le mercure. Pour l’arsenic, il n’existe pas de limite propre aux compléments, mais regarde quand même le chiffre. Sans ce document, passe ton chemin.
Le shilajit semble bien toléré, le danger vient de sa pureté : les essais qui en parlent, de 4 à 14 semaines, ne rapportent pas d’effet indésirable notable. Mais des shilajits vendus en ligne contenaient du plomb et de l’arsenic en quantité notable. Sans certificat d’analyse du lot, tu ne sais pas ce que tu avales.
Effets secondaires : ce qu’on sait, et qui doit s’en passer
Dans les essais, le shilajit a été bien supporté. Les bilans du foie et des reins sont restés normaux chez les hommes infertiles, la glycémie et le cholestérol stables chez les adultes en surpoids. Après une fracture, il n’y a pas eu plus d’effets indésirables que sous placebo. Chez le rat, jusqu’à 5 000 mg/kg par jour pendant 91 jours n’ont laissé que des changements « négligeables » du foie et de l’intestin.
Deux cas publiés méritent d’être connus. Une femme enceinte de 37 ans qui prenait du mumijo depuis 6 mois a fait de l’hypertension avec un potassium trop bas, comme avec un excès de réglisse. On l’a soignée en arrêtant le mumijo et en lui donnant du potassium. Une femme de 43 ans a fait une réaction allergique grave après un effort, et ses médecins soupçonnent le shilajit d’y avoir contribué.
Je le déconseille donc pendant la grossesse et l’allaitement, faute de données et à cause de ce premier cas, ainsi qu’aux ados. En cas d’hypertension, de traitement qui touche au potassium, de suivi pour la prostate ou de traitement hormonal, parles-en à ton médecin avant. Dans l’essai de Pandit, le shilajit a fait monter la testostérone et la DHEA-S.
Quelle dose de shilajit, sous quelle forme, et au bout de combien de temps
Les essais ont utilisé de 250 à 1 000 mg par jour, le plus souvent 500 mg, en une prise ou en deux prises de 250 mg après les repas. C’est à 500 mg qu’on a vu les effets sur la testostérone et sur la force ; 250 mg n’ont rien donné sur la force. Pour la testostérone, ne t’attends à rien avant trois mois : chez Pandit, elle n’avait presque pas bougé à 30 et 60 jours. Le plus long essai a duré 48 semaines.
Résine, poudre ou gélule : aucun essai ne les a comparées. La résine se dilue dans de l’eau ou une boisson chaude, la gélule évite son goût de terre. Ce qui compte, c’est ce qu’il y a dedans. Les essais publiés ont utilisé un extrait standardisé en acide fulvique et en DBP. Or un pourcentage d’acide fulvique sur une étiquette ne dit rien des DBP ni des métaux. Les résultats de PrimaVie ne se transposent donc pas automatiquement à une résine brute, quelle que soit la marque.
Si tu veux essayer la résine ou les gélules, tu peux avoir une réduction sur le Shilajit Pur de Nutriforce avec le code MUSCUNUTRITION.
Mon avis : pour qui le shilajit vaut le coup
Si tu as entre 45 et 55 ans et des signes de testostérone en baisse, fais d’abord doser ta testostérone, le matin et à jeun. Si tu veux essayer le shilajit, prends 500 mg par jour en deux prises pendant trois mois. Puis refais une prise de sang : c’est la seule façon de savoir si ça marche chez toi. Pour ce profil, le tongkat ali reste mieux étudié.
Si tu es un jeune pratiquant en bonne santé, les études publiées ne justifient pas la dépense pour la testostérone ou le muscle. Le seul bénéfice mesuré, c’est une force mieux gardée en fin de séance chez les plus forts et plus de collagène fabriqué. Selon moi, c’est un bonus, pas une raison d’en acheter, tant que l’essai de 2026 n’est pas confirmé.
Dans tous les cas : un certificat d’analyse du lot, pas plus que les doses testées, et pas de shilajit pendant la grossesse. Pour voir où il se place face aux autres plantes, j’ai classé les boosters de testostérone naturels selon leurs essais chez l’homme dans mon comparatif des boosters de testostérone.
Sources
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salut Nathan peut on associer le shilajit avec le pyrethre d’afrique